‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 21 sur 324 · l»aru en 17i8; cf. ici, p · texte numérisé non relu

l»aru en 17i8; cf. ici, p

D'Alembcrt ne raconte pas la vie de Montesquieu pendant les an-

nôvs 175i-i/i8. Il 1rs vécut tantôt aans sa propriété de La Brùde, qu'il arrnnfroii à « y'an/riaise » ol admiliislra fort bien, tantôt à l»aris, où

il fréquenta les salons d'esprit à la mode, de Mme de Tencin, de Mme GeolTrin, de Mme du Deffand, de Mme de llocliefort et surtout de Mme d'Aiguillon. Dès 1736, d'Argenson connaissait des passages de VËsprit des Lois {Loisirs d un ministre, 1787, t. Il, p. 65); Montesquieu parle assez longuement de son livre en 1743; il en lut à ses amis de nombreux passages en 17lo (cf. ici, p. 342). 11 écrivait encore à cette uate (à Cerali, juin 1745) : « Depuis deux ans qu(î je suis ici [à Bordeaux], j'ai continuellement travaille à la chose dont vous me parlez ; mais ma vie avance, et I ouvrage recule ù cause de son immensité :

vous pouvez ôtre bien sûr que vous en aurez d'abord des nouveUes. » Va. -çTcuvxtve lettre où HonV.€!Sïm\evv \tvà\aji\ewi\\\T^vw%

PAR D'ILEMBERT. il

Dans cet important ouvrage. M. de Montesquieu, sans s*appesantir, à l'exemple de ceux qui Font précédé*, sur des discussions métaphysiques relatiTes à rhouiuie supposé dans un état d'abstraction * ; sans se Ixinier, connue d'autres', à considérer certains peuples dans quelques relations ou circonstances particulières, envisage les habitants de l'univers dans l'élat réel où ils sont, et dans tous les rapports qu'ils peuvent avoir entre eux. La plupart des autres écrivains en ce geur»^ sont pivsque toujours, ou de simples moralistes, ou de simples jurisconsultes, ou même quelquefois de simples théologiens. Pour lui, l'homme est de tous les pays et de toutes les nations; il s'occupe moins de ce que le devoir exige de nous, que des moyens par lesquels on peut nous obliger de le remplir; de la perfection métaphysique des lois, que de celle dont la nature humaine les rend susceptibles*; des lois qu*on a faites que de celles qu'on a dû faire : des lois d'un peuple particulier, que de celles de tous les peuples. Ainsi, en se comparant lui-même à ceux qui ont couru avant lui cette grande et noble carrière, il a pu dire, comme le Corrège, quand il eut vu les ouvrages de ses rivaux : Et moi aussi je suis peintre^.

Rempli et pénétré de son objet, l'auteur de VEsprit des Lois y embrasse un si grand nombre de matières et les traite avec tant de brièveté et de profondeur, (prune leclure assidue et méditée peut seule faire sentir le mérite de ce livre. Elle servira surtout, nous osons le dire, à faire disparaître le prétend n défaut de niélhode, dont quelques lecteurs ont accusé M. de Montestpiieu; avanla}j:e qu'ils n'auraient pas dû le taxer légèrenienl d'avoir négligé

nirro pciirralc, loiislos liisloricns.

-i. Cf. ici, p;»p»ïi;*»i.

}y. Cf. ici, pjij;oaO. A cvt «'ndroil^ (l'AloTï\\>ovV \Àv\co vn\ \v?»\<> \\\\^

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