Montesquieu a mis ici « Romains » pour ne pas mettre les
Français et Louis XIV.
5. En réalilé, Montesquieu cherche ù excuser la froideur anfjlaise; il est plus net dans ses Notes :
« Peu de politesses, mais jamais d'impolitesses. En France, je fais amitié avec tout le monde; eu Anfîleterre. je n'en fais avec per- .^onne: en Italie, je fais des compliments à tout le monde; en Allemagne, je bois avec toat l^ mtmi\e. i»
6. blêmes \^vîvï?» <iV \«v^\xv^== '^^pvcssions cYvex '\a\\x^., >N ^ V- '^^^
jetteraient dans une débauche qui leur laisserait toute leur liberté et leur loisir*.
Les lois n'y étant pas faites pour un particulier plus que pour un autre, chacun se regarderait comme monarque ; et les hommes, dans cette nation, seraient plutôt des confédérés que des concitoyens*.
Si le climat avait donné à bien des gens un esprit inquiet et des vues étendues, dans un pays où la constitution donnerait à tout le monde une part au gouvernement et des intérêts politiques, on parlerait beaucoup de politique ; on verrait des gens qui passeraient leur vie à calculer des événements qui, vu la nature des choses et le caprice de la fortune, c'est-à-dire des hommes, ne sont guère soumis au calcul'.
Dans une nation libre, il est très souvent indifférent que les particuliers raisonnent bien ou mal ; il suffit qu'ils raisonnent : de là sort la liberté, qui garantit des effets de ces mêmes raisonnements.
De même, dans un gouvernement despotique, il est également pernicieux qu'on raisonne bien ou mal; il sulfit qu'on raisonne pour que le principe du gouvernement soit choqué.
Bien des gens qui ne se soucieraient de plaire à personne, s'abandonneraient à leur humeur. La plupart, avec de l'esprit*, seraient tourmentés par leur esprit même :
1. Tout cela est le résumé des notes prises par Montesquieu dans son voyage en Angleterre.
2. « Quand un homme, en Angleterre ", dit-il ailleurs, « aurait autant d'ennemis qu'il a de cheveux sur la tète, il ne lui en arriverait rien. » Et Taine, comnien tant ce passage {Littérature atujlaise, III, p. 318) : « L'orgueil ici s'ajoute à l'instinct pour défendre le droit. Chacun pressent
que sa maison est son château el
l'insolence privée, que l'arbitraire n'arrivera pas jusqu'à lui, qu'il a son corps,qu"\\ peut répondre à des coups par des coups, à des blessures par des blessures, qu'il sera jugé par un jury indépendant cl d'après une loi commune à tous. »
3. Ahus des journaux politiques en Angleterre : «Un couvreur se fait apporter la gazette sur les toits pour la lire. ».Vo/<>5 de Montesquieu.
-i. « Comme les Anglais ont de VcspvvV, sWîiV, i\>a!\\tv ministre
çiw la loi veille à sa porte. Cha- \ élrangcr cti îi v^^ai, \\% \^ mfe^fv cun se dit qu'il est à l'abri de \ seul. » Note* wr VKu^Ulerre.
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Le canefefH 'îé ta nacua aanîtruc surtout iait:> Vurs
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La îMKti!- fiii«is apor^ibi à 5«HiLr le< niiicttW^; U retraite »fin^ nmi aiiî* pr»)çri< i sc^itîr U*< xiof^s^ lour^ écrits saritîri^TK-r îrnirti: saiLdaats : et IVu ^*?rrji:t bivii des JaT«iiak' <iHï«*tii- a^ant d'iToir lrvHi>è uu IkMrAvv*^
DaDS les nMoarcfak^ extn^foefueut ali(>oliK'<^ W$ Kt>U^ rieos tralttH^nt la T-fritê, parce qu'ils nViU |vji^ U hîvr<v' de la dire; dans fc^ États extivuiemenl UUrt^s. U> IiaIuvx sent la Tenté, a cause de leur liberté luème. qui* }^vduisant toujours des dissions, chacun doieul «ussi esclaTe des préjugés de sa faction quHI lo serait ^i^ui despote.
Leurs poètes auraient plus souvent ct^tlo nuiosso originale de Tinvention, qu'une certaine dcUcates^so que
1. SoUt : m Gomme on ne s'aime | 2.« Aucun |h>u|»Io n'»i«i«*»*|H»rU point ici, i force de craindiv aussi haut que lo |»ou(>lo «uh^*»»»
d'être dupe, on devient dur. »
Voyez encore ce que Montesquieu dit du suicide chez les Anglais (XIV, xii^ : « Les Anglais se tuent sans qu on puisse imaginer aucune raison qui les y deterniino;
le sonlimoul do l.i «hK»iU> hu^ niaino. <* Monod, )>. wmi.
3. Swin : • U \\\ii\\ m'uI, nuuuo, no pouvant \^\\\s \m\ 0\\ »UI qu'il passa uuo luuioo m\\* p" noncor uno \uirv\lo» ♦ TiiAav^v
ils se tuent dans le sein même du , p. \H. ^ ..
donne le goût ; on y trouverait quelque chose qui approcherait plus de la force de Michel-Ange que de la grâce de Raphaël*. (Livre XIX, chap. xxvii.)
ESPRIT DE l' ANGLETERRE SUR LE COMMERCE
L'Angleterre n'a guère de tarif réglé avec les autres nations : son tarif change, pour ainsi dire, à chaque parlement, par les droits particuliers qu*elle ôteou qu'elle impose. Elle a voulu encore conserver sur cela son indépendance. Souverainement jalouse du commerce qu'on fait chez elle, elle se Ue peu par des traités, et ne dépend que de ses lois.
D'autres nations ont fait céder des intérêts du commerce à des intérêts politiques : celle-ci a toujours fait céder ses intérêts politiques aux intérêts de son commerce*.
C'est le peuple du monde qui a le mieux su se prévaloir à la fois de ces trois grandes choses : la religion, le commerce et la liberté. (Livre XX, chap. vu.)
Il faut que je parle de cet empire de la mer qu'eut Athènes. « Athènes », dit Xénophon"^, a a l'empire de la