Cf. page
que MotttesquieUf au dernier mo- \ descoTiTia\ssMiç,%s\v\v\o»vtiÇA.»\ ^ent, y a Inséré des dévelopi>e-\ eulfeVjeàu VAàftYtivc>icU>ip*A
qu*il suive, sans détour et sans écart, le système qu'il s'est une fois formé.
Nous dirons, de l'obscurité que Ton peut se permettre dans un tel ouvrage, la même chose que du défaut d'ordre. Ce qui serait obscur pour les lecteurs vulgaires ne l'est pas pour ceux que l'auteur a eus en vue. D'ailleurs l'obscurité volontaire n'en est pas une. M. de Montesquieu ayant à présenter quelquefois des vérités importantes, dont l'énoncé absolu et direct aurait pu blesser sans fruit, a eu la prudence de les envelopper, et, par cet innocent artifice, les a voilées à ceux à qui elles seraient nuisibles, sans qu'elles fussent perdues pour les sages*.
Parmi les ouvrages qui lui ont fourni des secours, et quelquefois des vues pour le sien, on voit qu'il a surtout profité des deux historiens qui ont pensé le plus, Tacite et Plutarque : mais, quoiqu'un philosophe qui a fait ces deux lectures soit dispensé de beaucoup d'autres, il n'avait pas cru devoir, en ce genre, rien négliger ni dédaigner de ce qui pouvait être utile à son objet. La lecture que suppose \ Esprit des Lois est immense* ; et Tusage raisonné que l'auteur a fait de cette multitude prodigieuse de matériaux paraîtra encore plus surprenant, quand on saura qu'il était presque entièrement privé de la vue et obligé d'avoir recours à des yeux étrangers'. Cette vaste
1. Allusion aux réticences et aux subterfuges auxquels Montesquieu eut souvent recours, dans 1 Esprit des Lois, pour envelopper sa pensée. (Cr. pages 88, 85, 7b et bien d'autres.)