De Bello GaUVco, \vs.N
I Chapitre WVVV.
chef et l*entreprise se levaient et offraient leurs secours. Ils étaient loués par la multitude. Mais, s'ils ne remplissaient pas leurs engagements, ils perdaient la confiance publique; et on les regardait comme des déserteurs et des traîtres. »
Ce que dit ici César, et ce que nous avons dit dans le chapitre précédent, après Tacite, est le germe de l'histoire de la première race.
Il ne faut pas être étonné que les rois aient toujours eu à chaque expédition de nouvelles armées à refaire, d'autres troupes à persuader, de nouvelles gens à engager; qu'il ait fallu, pour acquérir beaucoup, qu'ils répandissent beaucoup ; qu'ils acquissent sans cesse par le partage des terres et des dépouilles, et qu'ils donnassent sans cesse ces terres et ces dépouilles ; que leur domaine grossit continuellement, et qu'il diminuât sans cesse; qu'un père qui donnait à un de ses enfants un royaume y joignît toujours un trésor * ; que le trésor du roi fût regardé comme nécessaire à la monarchie; et qu'un roi ne pût, même pour la dot de sa fille, en faire part aux étrangers sans le consentement des autres rois*. La monarchie avait son allure par des ressorts qu'il fallait toujours remonter'. (Livre XXX, chap. m et iv.)
1. Voyez la Vie de Dagoberl.] — XXXI, dom Bou(^uct, II, p. 588.
2. Voyez Grégoire de Tours, livre VI, sur le mariage de la fille de Chiipéric. Childehertlui envoie des ambassadeurs pour lui dire
au'il n'ait pointa donner des villes u royaume de son père à sa fille, ni de ses trésors, ni des serfs, ni des chevaux, ni des cavaliers, ni des attelages de bœufs, etc.] — VI, chapitre xlv.
J. Fustel de Coulanges {les Transformations de la royauté^
perdu le caractère administraUf qui convient ù tous les Etats oi^^ nisés : « Ils semblent avoir presque tous considéré la royauté comme une fortune et non pas comme une fonction. C'est pour cela qu'ils se la partageaient comme un domaine. Ils en comptaient les terres, les impôts, les trésors. Aucune lueur d idée générale, aucun principe qui dépasse les intérêts privés de quelques hommes. » Et toutes ces halii- \\\Àei>^ \\ ^%V. asses difllcile de
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LA BIONAUCIIIE FRANÇAISE.