Capitulaire âe villùt^ art
Voyez tout ce capitulaire, qui est
des Capitulaires, art. 303.] — Edl- \ boivu^i \i<\tû:\\i\"s»VwX\Q\!Lt\.d*écoiiotioa de Baluze. \ a\\\o.^
léte se sécha. Le royaume se trouva sans domaine, comme est aujourd'hui l'Empire*. On donna la couronne à un des plus puissants vassaux.
Les Normands ravageaient le royaume : ils venaient sur des espèces de radeaux ou de petits bâtiments, entraient par l'embouchure des rivières, les remontaient, et dévastaient le pays des deux côtés. Les villes d'Orléans et de Paris arrêtaient ces brigands*; et ils ne pouvaient avancer ni sur la Seine ni sur la Loire. Hugues Capet, qui possédait ces deux villes, tenait dans ses mains les deux clefs des malheureux restes du royaume : on lui déféra une couronne qu'il était seul en état de défendre. C'est ainsi que depuis on a donné l'Empire à la maison qui tient immobiles les frontières des Turcs'....
Du reste, on a eu grand tort de rejeter sur le moment de cette révolution tous les changements qui étaient arrivés, ou qui arrivèrent depuis. Tout se réduisit à deux événements : la famille régnante changea, et la couronne fut unie à un grand fief. (Livre XXXI, chap. xxxii.)