En contradiction avec ce qui précède
2. Pourquoi Sylla a déposé sans crainte la dictature. Développement semblable dans les Consi-
bien mieux montré qu'ici , les vrais appuis, militaires et poliliquest que Sylla s'était ménagés à son abdication. Il y a, dans ce Ovxlogue^ Vie;Sk\\ç.ovsL^ '^xis. ^^^^x-c^ss^
que celui de tous les Romains. Sylla a autour de lui Ghéronée, Orchomène et Signion; Sylla a donné à chaque famille de Rome un exemple domestique et terrible : chaque Romain m'aura toujours devant les yeux, et dans ses songes même, je lui apparaîtrai couvert de sang; il croira voir les funestes tables, et hre son nom à la tête des proscrits. On murmure en secret contre mes lois : mais elles ne seront pas effacées par des flots même de sang romain. Ne suis- je pas au milieu de Rome? Vous trouverez encore chez moi le javelot que j'avais à Orchomène, et le bouclier que je portai sur les murailles d'Athènes. Parce que je n'ai point de licteurs, en suis-je moins Sylla? J'ai pour moi le sénat, avec la justice et les lois ; le sénat a pour lui mon génie, ma fortune et ma gloire. ))
— « J'avoue )), lui dis- je, « que, quand on a une fois fait trembler quelqu'un, on conserve presque toujours quelque chose de l'avantage qu'on a pris. »
— « Sans doute », me dit-il. « J'ai étonné les hommes*, et c'est beaucoup. Repassez dans votre mémoire l'histoire de ma vie : vous verrez que j'ai tout tiré de ce principe, et qu'il a été l'âme de toutes mes actions. Ressouvenez-vous de mes démêlés avec Marins : je fus indigné de voir un homme sans nom, fier de la bassesse de sa naissance, entreprendre de ramener les premières familles de Rome dans la foule du peuple; et dans cette situation, je portais tout le poids d'une grande âme. J'étais jeune, et je me résolus de me mettre en état de demander compte à Marins de ses mépris. Pour cela, je l'attaquai avec ses propres armes, c'est-à-dire par des victoires contre les ennemis de la république.
(( Lorsque, par le caprice du sort, je fus obligé de sortir de Rome, je me conduisis de même : j'allai faire la guerre àMithridate; et je crus détruire Marins à force de
/. C'est le traïi distinctif que \ T>\v'^s\owoTcv\ftàfe'55,>i\\^\\l a. cherché Montesquieu a voulu donner à la \ a élonncr le monde.