Election du consul qui commandait les armées
i. Le préteur présidait les tribunaux.
b. Les éOk\\<ts ^QXOk^xc^QX. ^<^ jeux.
LES GOUVERNEMENTS
les yeux sur celle suile continuelle de choix étonnanls que firenl les Athéniens et les Romains : ce qu'on n'attribuera pas sans doute au hasard^.
On sait qu'à Rome, quoique le peuple se fût donné le droit d'élever aux charges les plébéiens, il ne pouvait se résoudre à les élire*, et quoiqu'à Athènes on pût, par la loi d'Aristide, tirer les magistrats de toutes les classes, il n'arriva jamais, dit Xénophon', que le bas peuple demandât celles qui pouvaient intéresser son salut ou sa gloire.
Gomme la plupart des citoyens, qui ont assez de suffisance pour élire, n'en ont pas assez pour être élus, de même le peuple, qui a assez de capacité pour se faire rendre compte de la gestion des autres, n'est pas propre à gérer par lui-même.
11 faut que les affaires aillent, et qu'elles aillent un certain mouvement, qui ne soit ni trop lent ni trop vite. Mais le peuple a toujours trop^ d'action, ou trop peu. Quelquefois avec cent mille bras it renverse tout; quelquefois avec cent mille pieds il ne va que comme les insectes.
Dans l'État populaire on divise le peuple en de certaines classes*. C'est dans la manière de faire cette division que les grands législateurs se sont signalés; et c'est de là qu'ont toujours dépendu la durée de la démocratie et sa prospérité.
Servius Tullius suivit, dans la composition de ses classes, l'esprit de l'aristocratie. Nous voyons, dans Tite-Live'* et dans Denys d'Ilalicarnasse®, comment il mit le droit de suffrage entre les mains des principaux citoyens. Il avait
1. Montesquieu ne voyait de la démocratie romaine que les beaux ciStés : il la Jugeait à travers Plutarque et Tite-Live. En fait le peuple romain choisit souvent des incapables comme généraux (ainsi Varron le vaincu de Cannes) et des concussionDaJrcs pour magislrats.