‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 64 sur 324 · DU PRINCIPE DE L ARISTOCRATIE · texte numérisé non relu

DU PRINCIPE DE L ARISTOCRATIE

Comme il faut de la vertu dans le gouvernement populaire, il en faut aussi dans l'aristocratique. 11 est vrai qu'elle n'y est pas si absolument requise.

Le peuple, qui est à l'égard des nobles ce que les sujets sont à l'égard du monarque, est contenu par leurs lois. 11 a donc moins besoin de vertu que le peuple de la démocratie. Mais connnent les nobles seront-ils contenus? Ceux qui doivent faire exécuter les lois contre leurs col-

1. Ils avaient fait nno loi pour punir (le mort celui (]iii proposerail de convertir aux usa},'os do la jfuerre l'argent destiné pour les

t. II, p.528.DéuîOslliène osa parler contre cette loi, cf. Duruy, Histoire des Grecs^ ëdli. vlWvsVxv-'Ci^ l.\\\,V.\%. .

th^àlrea.] — Voyez entre aulres \ î. CaîVVo \»\\ovve v\\\v^ Vv^^^"^ "^^^^ textes Oratore» attici, ëUil. DiUol, \ — IrovsvViWi^ \^wvi\vvi v^^^'^^V^'^*

M. — EbP. uEs Lois, ^

lègues sentiront d'abord qu'ils agissent contre eux-mêmes. Il faut donc de la vertu dans ce corps, par la nature de la constitution.

Le gouvernement aristocratique a par lui-même une certaine force que la démocratie n'a pas. Les nobles y forment un corps qui, par sa prérogative et pour son intérêt particulier, réprime le peuple : il suffit qu'il y ait des lois, pour qu'à cet égard elles soient exécutées.

Mais autant qu'il est aisé à ce corps de réprimer les autres, autant est-il difficile qu'il se réprime lui-même*. Telle est la nature do cette constitution, qu'il semble qu'elle mette les mêmes gens sous la puissance des lois, et qu'elle les en retire.

Or, un corps pareil ne peut se réprimer que de deux manières : ou par une grande vertu, qui fait que les nobles se trouvent en quelque façon égaux à leur peuple, ce qui peut former une grande république; ou par une vertu moindre, qui est une certaine modération qui rend les nobles au moins égaux à eux-mêmes, ce qui fait leur conservation.

La modération est donc l'àme de ces gouvernements-. J'entends celle qui est fondée sur la vertu, non pas celle qui vient d'une lâcheté et d'une paresse de l'àme.

(Livre 111, ch. iv.)

L'arisI ocrât ie se corrompt, lorsque le pouvoir des nobles devient arbitraire : il ne peut plus y avoir de vertu dans ceux qui gouvernent ni dans ceux qui sont gouvernés.

(Livre VIII, cliap. v, fragm.)

1. Les crini('Si)ul)lics y pourront ïEsprU <trs L'iis. Cv n'i'sl pas

être punis, jiarce que cVst l'airairo (lu'elle soit iurjuilcslahl»*. I.a uio-

Jeh>iis;)escriines particuliers n'y aération doit être le principe de

sf/ont p.'is piinh.fhiti'oquoViïfïiï'm' tout ç;oiivcnien»onl ri''j,'uli|'r. iiu>-

t/r Ions est dtt w irs pas punir."' \ narc\\\e, Aêuwv.vî^Vw ovv vw-v^^locra-

i*. I^ion rt'mnrqnrr v.rtlo pcns«''e \ Vw \ oUe u vsV \\\v'\w v^> wvi^ivsv-

LES GOUVEUNEMENTS. 83

Page 1