Sens d'avidité, du latin ava
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l'Empire Ottoman.] — Le |>remiep de ces ouvrages est de La Guil- Ictière, 2 vol., KÎTt».
-4. Les Janissaires.
5. Le rlmix arbitraire d«' l'iiéritierde l'empire srrait pour Montesquieu le comble du des|iotisme.
L'histoire lui donnait {tourtant un formel démenti. Les meilleuis dos -'v////. princes nui aient gouverné l'Im-
J. l'oyez, sur les .successions des \ mauUé, \v>s K\\Vo\\u\^, -b^ui. veau» 2urcs, Lacéiiénwne ancienne «;l \ avilv6\\evairw\\c\\o\xôftÇA^%vcc^,
Turquie; ou les fail aveugler, comme en Perse*; ou les rend fous, comme chez le Mogol; ou si Ton ne prend point ces précautions, comme à Maroc, chaque vacance de trône est suivie d'une affreuse guerre civile.
Par les constitutions de Moscovie *, le czar peut choisir qui il veut pour son successeur, soit dans sa famille soit hors de sa famille. Un tel élahlissement de succession cause mille révolutions, et rend le trône aussi chancelant que la succession est arhitraire. L'ordre de succession étant une des choses qu'il importe le plus au peuple de savoir, le meilleur est celui qui frappe le plus les veux, comme la naissance et un certain ordre de naissance. Une telle disposition arrête les hrigues, étouffe l'anihition ; on ne captive plus l'esprit d'un prince faihle, et l'on ne fait point parler les mourants'.
Lorsque la succession est établie par une loi fondamentale, un seul prince est le successeur, et ses frères n'ont aucun droit réel ou apparent de lui disputer la couronne. On ne peut présumer ni faire valoir une volonté particulière du père. Il n'est donc pas plus question d'arrêter ou de faire mourir le frère du roi, que quelque autre sujet que ce soit.
Mais dans les États despotiques, où les frères du prince sont également ses esclaves et ses rivaux, la prudence veut que l'on s'assure de leurs pei*sonnes : surtout dans les pays mahométans, où la religion regarde la victoire ou le succès comme un jugement de Dieu ; de sorte que personne n'y est souverain de droit, mais seulement de fait.
L'ambition est bien plus irritée dans des États où des princes du sang voient que, s'ils ne montent pas sur le trône, ils seront enfermés ou mis à mort, que parmi
1. On y arraclio li>s yeux à tous r«Mix qui vieuiiiMit dusang ruyal.
soit iiar les feiiiiiios, soit par* lus hoiiuiieN; ou on h's laisav iiioiirtr, quand JJa mUseaty en ne ifs alUi-
(aiit pas. (Chardin, rhap. I et III.) tulious! ^vwVovvV. vH'W <\v> \"i^t-l\
nous, où les princes du sang jouissent d'une condition qui, si elle n'est pas si satisfaisante pour l'ambition, l'est peut-être plus pour les désirs modérés.
Les princes des États despotiques ont toujours abusé du mariage. Ils prennent ordinairement plusieurs feunnes, surtout dans la partie du monde où le despotisme est pour ainsi dire naturalisé, qui est l'Asie *. Ils en ont tant d'enfants, qu'ils ne peuvent guère avoir d'alfection pour eux, ni ceux-ci pour leurs frères.
La famille régnante ressemble à l'État : elle est trop faible, et son chef est trop fort ; elle paraît étendue, et elle se réduit à rien. Artaxerxès* fit mourir tous ses enfants pour avoir conjuré contre lui. Il n'est pas vraisemblable quQ cinquante enfants conspirent contre leur père. 11 est plus simple de croire qu'il y a là quelque intrigue de ces sérails d'Orient, de ces lieux oùl'artitice, la méchanceté, la ruse, régnent dans le silence, et se couvrent d'une épaisse nuit; où un vieux prince, devenu tous les jours plus imbécile*, est le premier prisonnier du palais.
Après tout ce que nous venons de dire, il semblerait que la nature humaine* se soulèverait sans cesse contre le gouvernement despotique; mais, malgré l'amour des hommes pour la liberté, malgré leur haine contre la violence, la plupart des peuples y sont soumis. Cela est aisé à comprendre. Pour former un gouvernement modéré, il faut combiner les puissances, les régler, les tempérer, les faire agir; donner, pour ainsi dire, un lest à Tune pour la mettre en état de résister à une autre : c'est un chef-d'œuvre de législation (jne le hasard fait rarement, et que rarement on laisse faire à la prudence. Un gouvenuMuent despotique, au contraire, saute, pour