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et sur Je peuple. On n'ira point lui alléguer les lois de la religion, un courtisan se croirait ridicule : on lui alléguera sans cesse celles de l'hoinieur. De là résultent des moditications nécessaires dans l'obéissance : l'honneur est naturellement sujet à des bizarreries, et l'obéissance les suivra toutes.
Quoique la manière d'obéir soit différente dans ces deux gouvernements, le pouvoir est pourtant le même. De quelque côté que le monarque se tourne, il emporte et précipite la balance, et est obéi. Toute la différence est que, dans la monarchie, le prince a des lumières*, et que les ministres y sont infiniment plus habiles et plus rompus aux affaires que dans l'État despotique.
(Livre lU, chap. x.)