‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 87 sur 324 · Cf. p. 77; Considérations^ p · texte numérisé non relu

Cf. p. 77; Considérations^ p

• Que le prince no doit point faire le commerce ». Kt Montes(pii«'U devait sonjjer aux entreprises fond«'es par Law.

5. Voyez Iticaut, Élal de l'Empire ot'fotnnn, p. !%.] — Mêm«' pour la Turquie, le portrait du clt>s|>(>tisme que fait Mont(>squieu n'e.^t pas d'une vérité absolue. Peu apri's la mort de Montesquieu, JHualaplia III avait reiiris 1 ordre

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dans les finances, corrigé les abus, fondé des sociétés savantes. Dans tous les pays despotiques du monde, il peut se trouver, suivant le mot de Platon {Lois, IV, p. 219), « un tyran modéré, jeune, tempérant, doué de pénétration, de mémoire, de courage, de nobles sentiments ». Et Montesquieu luimême dans Arsnce et Ismêiiie semble avoir voulu « nous peindre le bonheur d'un peuple qui a su rencontrer un despotisme intelligent » (remanpie importante de M. Faguet).

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L'ESPHIT DES LOIS.

et la cupidité des grands*? Non : elles irriteront cette cupidité et cette avarice*. On sera porlé à faire mille vexations, parce qu'on ne croira avoir en propre que l'or ou l'argent que l'on pourra voler ou cacher.

Pour que tout ne soit pas perdu, il est bon que l'avidité du prince soit modérée par quelque coutume. Ainsi, en Turquie, le prince se contente ordinairement de prendre trois pour cent sur les successions des gens du peuple'. Mais, comme le Grand Seigneur donne la plupart des terres à sa milice*, et en dispos»» à sa fantaisie ; comme il se saisit de toutes les successions des officiers de l'Kmpire; comme, lorsqu'un homme meurt sans enfants mâles, le Grand Scîigneur a la propriété, et que les tilles n'ont que l'usufruit, il arrive que la plupart des biens de l'État sont possédés d'une manière précaire....

Dans les États où il n'y a point de lois fondamentales, la succession à l'Empire ne saurait être fixe. La couronne y est élective par le prince, dans sa famille ou hors de sa famille. Eu vain serait-il établi que l'aîné succéderait: le prince en pourrait toujours choisir un autre. Le successeur est déclaré par le i)rince lui-même, ou par ses ministres, ou par une guerre civile. Ainsi cet État a une raison de dissolution de plus qu'une monarchie"».

Chaque prince de la famille royale ayant iiuo égale capacité pour être élu, il arrive que celui cpii monte sur le Iront» fait d'abord étrangler ses frères, connue en

1. Ln n*|iul)Iiqn«? romaine conliscjuales terres des vaincus. .Mai»

les grands les envahirent et en usurpèrent la jouissance : leur avidil»'' ne lit quo s'accroître à la faveur de la loi de conquête.

Mais de tels laits peuvent se |»asser sous n'importe quel régime poliliqiuî.

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