‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 88 sur 324 · Sens d'avidité, du latin avar/V/Vi · texte numérisé non relu

Sens d'avidité, du latin avar/V/Vi

.7. Voyt'z, mir /es successions des ■fi^^'Ci,, Lacéf/émone ancienne et

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l'ttnptn' Ottoman.] — Le |>reuiier de ces ouvrages est de La (iuil- Ictière, t vol., lOTt».

-i. Les Janissaires.

5. Le choix arluliaire de l'héritier de l'empire serait pour .Montesquieu lecomhle du despetisme.

L'histoire lui donnait pourtant ur formel démenti. Les uieilhMn'<^ d»

prince; nui aient gouverné 1*1 manilé, tes XuVowvws. >>o\\t '•' au Iroue \»ar \xu c\\o\\ àe tv

urquic; ou les fait aveugler, comme en Perse*; ou les Mid fous, comme chez le Mogol; ou si l'on no prend 3inl ces précautions, comme à Blaroc, chaque vacance e trône est suivie d'une aiTreuse guerre civile.

Par les constitutions de Moscovie *, le czar peut choisir ui il veut pour son successeur, soit dans sa famille soit ors de sa famille. Un tel établissement de succession iuse mille révolutions, et rend le trône aussi chancemt que la succession est arbitraire. L'ordre de suceeson étant une des choses qu'il importe le plus au peuple e savoir, le meilleur est celui qui frappe le plus les 3UX, comme la naissance et un certain ordre de naisince. Une telle disposition arrête les brigues, étoulfe ambition ; on ne captive plus l'esprit d'un prince faible, L l'on ne fait point parler les mourants'.

Lorsque la succession est établie par une loi fondalentale, un seul prince est le successeur, et ses frères 'ont aucun droit réel ou apparent de lui disputer la 9uronne. On ne peut présumer ni faire valoir une vonité particulière du père. Il n'est donc pas plus question 'arrêter ou de faire mourir le frère du roi, que quelque utre sujet que ce soit.

Biais dans les États despotiques, où les frères du prince mt également ses esclaves et ses rivaux, la prudence iHit que l'on s'assure de leurs personnes : surtout dans ;s pays mahométans, où la religion regarde la victoire u le succès comme un jugement de Dieu ; de sorte que ersoime n'y est souverain de droit, mais seulement de lit.

L'ambition est bien plus irritée dans des États où des rinces du sang voient que, s'ils ne montent pas sur le *ône, ils seront enfermés ou mis à mort, que parmi

1. On y arraclir les yeux à Ions 1 tant pas. fCliardin, chap. I et Ul.\ 'ux qui vieiiiienl du sanjî royal, I 2. Vovei Vv*» <i[\V\^vv;w\vis ^^s^^-^x- »it par les reii]iii(>^, soit par les \ VuVxou^' svvvVowV vivW^ ^«t \~ft:^\ Jimiifs: ou on Us laisse mourir, \ ô. Ya\ u\Vv\ç;\Wv\\\V\v^\v^^^^^'«^^^'^^^^ fondiJs omirent, eu ne les uUai- \ el eu suw^^^V '^^^ Vt^VAWVvivwv •

nous, où les princes du sang jouissent d'une condition qui, si elle n'est pas si satisfaisante pour l'ambition, l'est peut-être plus pour les désirs modérés.

Les princes des États dcspoticpies ont toujours abusé du mariage. Ils prennent ordinaireuient plusieurs femmes, surtout dans la partie du monde où le despotisme est pour ainsi dire naturalisé, qui est l'Asie*. Ils en ont tant d'enfants, qu'ils ne peuvent guère avoir d'affeclion pour eux, ni ceux-ci pour leurs frères.

La famille régnante ressemble à l'État : elle est trop faible, et sou chef est trop fort; elle paraît étendue, et elle se réduit à rien. Artaxerxès* lit mourir tous ses enfants pour avoir conjuré contre lui. Il n'est pas vraisemblable quQ cinquante enfants conspirent contre leur père. Il est plus simple de croire qu'il y a là quelque intrigue de ces sérails d'Orient, de ces lieux où Tartitice, la méchanceté, la ruse, régnent dans le silence, et se couvrent d'une épaisse nuit ; où un vieux prince, devenu tous les jours plus imbécile 5, est le premier prisonnier du palais.

Après tout ce que nous venons de dire, il semblerait que la nature humaine* se soulèverait sans cesse contre le gouvernement despotique; mais, malgré l'amour des honunes pour la liberté, malgré leur haine contre la violence, la plupart des peuples y sont soumis. Cela est aisé à comprendre. Pour former un gouvernement modéré, il faut combiner les puissances, les régler, les tempérer, les faire agir; donner, pour ainsi dins un lest à l'une pour la mettre en état de résister à mie autre ; c'est un chef-d'œuvre de législation que le hasard fait rarement, et que rarement on laisse faire à la prudence. Un gouvernement despotique, au contraire, saule, pour

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