‹ Extraits de l'Historie de France de Jules MicheletChapitre 6 sur 43 · L^ AFFAIRE CALAS · texte numérisé non relu

L^ AFFAIRE CALAS

signifie à Calas qu'il ait à établir son fils. Il n'ose pas refuser, ne faisant qu'une objection, qu'il est bien jeune, incapable. Et cependant il se saigne. Il dit qu'il ne peut donner que trois cents francs en argent, et dix mille en marchandises. — Est-ce tout? Non. On 5 fait écrire par ce misérable Louis un placet à l'intendant pour demander que ses deux sœurs et son petit frère Donat soient enlevés à leur père, à leur mère, et séqu estrés.

î^placet, tombé de sa poche, fut relevé par l'aîné 10 de la famille, Marc-Antoine, qui lui reprocha âprement cet acte infâme.

Marc-Antoine était protestant zélé, d'un caractère sombre. Il avait l'autorité dans la maison. C'était lui, et non pas le père Calas, qui faisait la prière com- 15 mune. Il était lettré, distingué. Il étudiait en droit, et s'était fait recevoir bachelier en 59. Il voulait passer la licence. Mais pour cela il fallait un certificat de catholicité. Il avait horreur de le demander. Donc il était arrêté court. Il voyait ses camarades lancé s 20 briller au barreau. Cela le jeta en grande tristesse. Pour se distraire, il allait aux cafés, devint joueur. Il aurait voulu alors, se rabattant sur le commerce, que son père l'associât. Calas, autant qu'il pouvait, le faisait son alter ego. Mais fort raisonnablement, il n'o- 25 sait s'associer légalement un jeune homme déjà dérangé qui eût ruiné la famille. Nouveau chagrm pour Marc-Antoine. Il voyait tout impossible. Il eut envie de s'en aller à Genève, de se faire ministre, et de revenir se faire pendre. Mais fallait-il aller si 30 loin pour cela? Il lisait fort ceux qui ont parlé du suicide, et le Caton^ de Plutarque,^ et tel chapitre de

Montaigne/ et le monologue d'Hamlet, le Sidney sur-

tout de Gresset.^ y^\Ss.

)i/TaCgoi

Le 13 octobre 61 /là^ sombre boutique reçut une visite, celle d'un gentil jeune homme de vingt ans, 5 nommé Lavaysse, fils d'un avocat protestant, mais élevé par les jésuites. Lui aussi il av^it ^^gi|^fi jiLflom-mer ce où on le mit. Il avait Tambition de la marine. A Bordeaux, il étudia l'anglais, un peu de mathématiques.' Il voulait êtrejôlotia^ Déjà il portait Tépée.

10 Mais, comme tout lui réussissait, il se trouva qu'un de ses oncles l'appelait à Saint-Domingue,* sur une riche plantation. C'était une fortune faite. Ce petit favori du sort, avec son épée, sa gaieté, la grâce des gens heureux, invité par ces bonnes gens, attrista en-

15 core Marc- Antoine. Sombre et muet, celui-ci soupa,

but plusieurs verres de vin. Mais avant que l'on finît,

il descendit tout doucement, ôta son habit, le plia

proprement avec son gilet de naakil}, puis se pendit.

Qu'on juge du désespoir des parents. Mais la vive

20 peur du père, de la mère encore plus, c'était qu'on ne traitât leur fils en suicidé, que, subissant la honteuse exhibition, et traîné tout nu sur la claie,* il ne perdît aussi ses frères, ne les déshonorât tous. La férocité populaire gardait ces affreux souvenirs,

25 les lazzi ^ les rires atroces; elle eût pu dire dans trente >ns, dans cinquante ans, au dernier des fils : « J'ai vu ton frère sur le nez, traîné dans les rues de Toulouse.»

Voilà ces pauvres Calas qui disent qu'il ne s'est pas

30 tué. «Alors, on l'a donc tué?... mais vous l'auriez entendu . . .» Que dire à cela? Les voisins frémissent, et des furies crient : « Ce sont eux qui l'ont tué ! »

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La garde arrive, avec elle certain capitoul,^ David, homme emporté, empressé, de grand zèle et de grand bruit. Sans procès-verbal, il enlève le cadavre, la famille, et traîne tout dans les rues pleines de monde (un dimanche soir). Chacun aux fenêtres. «Qu'est- 5 ce ? » — « Rien que des protestants qui ont étranglé leur fils.»

Dans la procédure d'alors, celle du cruel Moyen âge, confirmée par Louis XIV en 1670, tout devait partir de TÉglise. Le magistrat requérait que l'autorité ec- 10 clésiastique fulminât un monitoire, sommation à tous les fidèles de déclarer ce qu'ils savaient. Cela constituait les curés, les prêtres, juges d'instruction.^ On venait leur dire à l'oreille ce qu'on savait, imaginait. On se concertait avec eux, avant d'aller déposer. Mais 15 le monitoire ne devait parler qu'en général, ne pas nommer les personnes suspectées. Celui des Calas les nommait, énonçait comme déjà certains les faits dont on allait juger. Il disait que Marc- Antoine allait se faire catholique. Il disait qu'en telle maison un con- 20 seil avait été tenu pour faire mourir Marc-Antoine. Il disait jusqu'aux plaintes, aux cris, qu'avait poussés la victime. Bref, avec un pareil actç qui tranchait tout, le procès était tout fait, tout jugé. O?^

Par cinq fois, par cinq dimanches, ce cri de mort, 25 de vengeance, partit de toutes les chaires. Le 7 novembre, à l'appui, une grande fête sépulcrale, le service de Marc-Antoine, se fit dans l'église des pénitents blancs. Ces confrères (blancs, bleus, noirs, gris), c'était à peu près tout le peuple industriel et mar- 30 chand, cordonniers, tailleurs, boulangers, etc., enrôlés sous les couleurs, les bannières ecclésiastiques. Les

confréries s'enviaient ce corps saint de Marc-Antoine. Les curés se le disputaient. Les pénitents blancs, issus tout droit de saint Dominique, l'emportèrent. L'église entière était tendue de drap blanc. Sur un s catafalque énorme planait un squelette (la foule crut • voir les os de Marc- Antoine). L'osseuse figure, dans la main tenait brandillante une palme qui glorifiait son martyre, demandait vengeance.

Qui pouvait avoir le cœur assez dur pour la refuser ?

10 Dieu s'en mêlait. Trois miracles, quatre, qui se firent

sur la tombe, touchèrent, exaltèrent les femmes, les

jetèrent dans le délire.

/y L'année redoutable arrivait de l'anniversaire sécu-

/ laire de 1562, la Saint-Barthélémy^ toulousaine. On

15 attendait de grandes fêtes, mais les plus chères au

cœur du peuple, c'étaient les expiations protestantes

qui précéderaient. Cette grande et profonde masse a

gardé un levain étrange. Les horribles événements

qui ont eu lieu en ce pays lui ont laissé un besoin de

20 tragédies, d'émotions. L'église de Saint-SernirL née

de la fureur du taureau qui traîna jadis le martyr,

cette superbe église de sang, sacrée par la première

croisade et les massacres de l'Asie, rougie du /sang

albigeois^ et des massacres de l'Europe, cette église,

25 des cryptes aux tours, sue la mort. Le peuple,/en ses

/ -caves, va voir l'affrejix bric-à-brac des crânes, des

; : ossements sacrés, s^^epaît incessamment des /niriosi-

tés du sépulcj^^^J^UvT^i.Tï?/; /G/Y^C%1 Pour

30 Touloij«e, large et grand dans ses justices, ne permit ^'

pas, <Ie regretter la vigueur de l'inquisition. En une

.-.seule année, dit-on, quatre cents sorciers, hérétiques,

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juifs/ et autres, furent expédiés pêle-mêle, allèrent icher.

f^yans ces cités du Midi, où l'hiver, presque toujours (^x, continue la vie en plein air, à^ force de parler, laider, stigposer, imaginer, les rêves populaires 5 prennent c or ps et toute l a-fixit é que peut avoir le réel. ^De femmes eîi femmes (nlaladeSs^e tendresse et de fureur, tendresse pour la victime, fureur contre les protestants), la noire ville se trouva gros^ d-unc épouvantable g rossesse , gonflée comme d'un vent de haine, 10 de colère et de veni n. T T^ p mnnstre ér1;tf aj1ere vent, monstre d'ineptie, de sottise, une légende qui pouvait faire bien plus qu'une exécution, — un massacre général : Cjl « Il est sûr, il est certain que si les protestants i s'obstinent, malgré tant de persécutions, à rester toujours protestants, il y a une cause à cela. La cause, c'est la terreur. Ils ont un tribunal secret qui met sur-le-champ à mort ceux qui se convertiraient.»

A quoi les prêtres ajoutaient: «C'est si vrai, que 20 Calvin^ même leur ordonne expressément de tuer le fils indocile.» (Calvin ne fait en cela que citer, traduire la Bible, comme font les docteurs catholiques. Mais ni les uns ni les autres ne commandent la mort des enfants.) 25

Les femmes allaient bride abattue dans l'absurde. Ce tribunal, pour exécuter les enfants, a un sacrificateur patenté qui porte une épée. Or, dans l'affaire de Calas, il y avait le4 ^oti n Lavaysse et sa petite épée. Voilà le sacrificateur. Car, pour étrangler un homme, 30 il faut avoir une épée.

Quoi de plus clair? Qui résiste est un impie cer-

tainement. Il n'a ni la foi nije^oeur. Oh ! cœur dur, qui veut impunie la mort des enfants innocents ! . . . « Des preuves ! dis-tu, des preuves ! » Misérable ! s'il te faut des preuves, c'est que tu n'es pas chrétien^ 5 Voltaire,^ qui court les surfaces et n'a guèrej^fc mots profonds, en a un ici, admirable : « Jugement d'autant plus chrétien qu'il n'y avait aucune preuve.» C'est là toucher le fond des choses. Dans une religion de l'amour, prouver ou demander preuve, c'est

10 pécher, n'aimer pas assez. L'amour est si fort qu'il croit le contraire de ce qu'il voit. Plus la chose est illogique, folle, absurde (c'est le mot même de Tertullien,^ d'Augustin*), plus elle est matière à la foi, à la croyance d'amour. .^^ Z^^»^ ^^^*^yZ

15 Surprise par le mari, l'épouse ait: « bi vous aimiez,

vous n'en croiriez pas vos yeux; vous en croiriez

votre cœur. Nq^|ous n'a^^J^as la foi ; vous n'eûtes

jamais l'amour. » || ' OMl

Telle fut l'affaire deÇ^SÊj^ un vigoureux acte de

20 foi de la ville de Toulou^&y II y avait des choses évidentes qui rendaient invraisemblable le martyre de Marc- Antoine ; mais plus c'était invraisemblable, plus il était beau de le croire, méritant, d'un cœur chrétien. C'était le charmant éveil du printemps méridional,

2$ de la fermentation première. C'était l'ouverture de l'année émouvante et dramatique où devaient se suivre les fêtes, celle de mai en souvenir du massacre protestant, celle de juin, la Fête-Dieu, rouge des roses albigeoises. L'exécution de Rochette* avait com-

30 mencé, et, dans un crescendo superbe, cela allait continuer.' Les bons capitouls, unis à ce sentiment populaire, accueillirent avec plaisir un torrent de femmes

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joyeuses qui savaient ou ne savaient pas, venaient parler, soulager leur trop-plein, leur cerveau malade. La dernière racaille eut crédit. Ils reçurent à témoigner un ^ -fille qui venait d'être fouettée de la main du bourreau, s

Le parlement qui, sur appel, re jugea le jugement, ne s'associa pas moins aux sensibilités du peuple. Un seul conseiller hésita. Menacé, il n'osa juger, s'abstint. Ce fut une merveille qu'il se trouvât un avocat, Sudre; que ce nom intrépide reste dans l'immortalité. lo C'était un légiste très fort. Il mit les choses en pleine clarté. Comrg rnt s'y prit 1r parlement pour se faire assez de ténèbres? D'une part, en suivant certains us abolis de l'inquisition. D'autre part, en suivant la belle ordonnance de Louis XIV, en jugeant: que plu- is sieurs indices légers font un indice grave, deux graves un indice violent, qu'avec quatre quarts de preuves et huit huitièmes de preuves, on a deux preuves complètes, etc.

Sur treize voix, il y en eut sept contre l'accusé. Ce 20 n'était pas assez; mais le plus vieux des conseillers, d'abord favorable à Calas, ne put résister à l'aspect menaçant de ses collègues, ou à l'entraînement du

vj)euple qui attendait, espérait.

^ Ce qui trancha tout peut-être, c'est que les pro- 25 testants, tremblant pour eux-mêmes plus que pour Calas, firent déclarer par leur homme, Rabaut, le héros du désert, par l'église de Genève,^ qu'on n'enseignait nullement le meurtre des enfants. Mais cela même augmenta la fureur des catno- 30 liques. Quoi! Rabaut si hardiment vit, se promène autour de Nîmes,' il ose se signaler, u

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parle, il écrit, intervient! Cela fut fatal à Calas.

Comme si on eût voulu piquer le taureau populaire, lui mettre la braise à la queue, ce bruit court: s « Ils vont échapper ! » La nuit, on place des lanternes sur le toit de la prison. La foule veille autour inquiète. Si on lui ôtait sa proie!

Mais le voilà . . . Soyez heureux ! . . . Le voilà sur la charrette entre deux dominicains. Ce bonhomme 10 de 64 ans, qui n'avait marqué en rien, le voilà (qui Teût attendu?) d'une noblesse héroïque. Les deux moines en sont stupéfaits. A son amende honorable, à réchafaud, sur la roue, il répète : «Je" s^is innocent.» Il prie Dieu de pardonner sa mort à ses juges, is II ne cria qu'au premier coup. Rompu, brisé, deux heures encore la face tournée contre le ciel, il eut la même constance d'âme. Le misérable capitoul David était là présent, espérant qu'il avouerait. Il ne put se contenir, s'élança vers le roué, et lui montrant 20 le DÛcher : « Dans un moment, tu n'es que cendre . . . Allons, dis, malheureux, avoue ! » Calas détourna la tête du côté de l'éternité.

L'effet fut violent, 'terrible. Toulouse à l'instant

ydégonfla. La masse de poison, de colère, disparut.

>/^yï^es visages blêmes disaient l'énorme avort/ement qui

/fi/ se faisait tout d'un coup. La folie du jug'ement cre-

y *] vait les yeux. En ne condamnant que Calas, on sup-

<';. posait que ce vieillard, faible, de jambes chance-

""^ lantes, avait seul pendu, étranglé un fort gaillard de

y 30 vingt-huit ans ! On espérait apparemment que, dans

\ l'excès des douleurs, il accuserait les si^ns pour avoir

^-/^uelque répit, qu'un mot lui échapper^ït. On se fût

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servi de ce mot. La mère, le fik Pierre et Tami, tous auraient été rompus. Mais sa fermeté les sauva.

Les amis, parents de Lavaysse craignaient, quand on le fit sortir, que le peuple ne lui fît un mauvais parti. Mais ce fut tout le contraire. La foule Tac- s cueillit, le bénit. Les femmes disaient : « Qu'il est joli ! qu'il a Tair doux ! » Elles pleuraient encore plus que pour Marc-Antoine.

Un Marseillais qui avait vu l'exécution de Calas, en parla en mars à Voltaire. Il sauta d'indignation. Le lo petit Donat Calas était à Genève. Il le vit, le fit parler. Puis il écrivit à la veuve, lui demandant si elle signerait, au nom de Dieu, que Calas était mort innocent. « Elle n'hésita pas, dit-il. Je n'hésitai pas non plus.» 15

Voilà qui est admirable. Voltaire n'est pas un héros. Et pourtant, à l'imprévu, il fait la terrible entreprise de réhabiliter Calas, c'est-à-dîre de déshonorer le parlement de Toulouse, c'est-à-dire de braver, blesser, peut-être, tous les parlements. 20

Richelieu,* quand il lui en parle, demande s'il est devenu fou.

Car quelle arme a-t-il? Aucune. D'aucune source officielle il n'obtient de renseignements. Les pièces sont sous la clef du parlement de Toulouse. Com- 25 ment les atteindre là?

Que pensait M. de Choiseul ?^ Si on eût osé le sonder, eût-il avoué jamais (ayant besoin des parlements) qu'il verrait avec plaisir ce hardi soufflet donné à leur popularité ? 30

Choiseul était bien puissant. Eh bien, dans l'ombre

S8 EXTRAITS DE l'hISTOIRE DE FRANCE

plus bas, une puissance quasi-domestique existait qu'il n'osait toucher. C'était la dynastie sournoise de la Vrillière, immuables ministres des lettres de cachet.^ Celui d'alors, Saint-Florentin,^ avait une maladie, la 5 jalousie de ses prisons. Il aimait tant ses prisonniers, que lui en enlever un seul, c'était lui tirer du sang. Le clergé n'eût pu avoir un meilleur geôlier, plus tenace. La cour le trouvait commode, obligeant. Il pouvait se permettre tout. Il avait de fortes racines.

10 II exploitait son ministère de terreur pour le plaisir, effrayait, livrait des dames. S'il est vrai, comme on le dit, que le roi, nullement cruel, ait été pourtant jusqu'au crime, je ne vois guère dans cette cour qu'un homme qui ait pu l'y servir. Je ne vois qu'un seul

15 visage sur qui on lise ces choses. C'est l'image convulsive qui vous arrête tout court dans le musée de Versailles.^ Face atroce, grimaçante, qu'on dirait épileptique. J'y lis ces funèbres plaisirs. J'y lis les galères protestantes et l'exécution de Calas. • 20 Quand on voit les demandes ignobles de pensions, etc., qu'adressaient ces magistrats à Saint-Florentin, quand on voit qu'il leur écrit ses regrets de ne pas avoir des soldats pour les dragonnades,* ea.4ie peut douter que ces juges n'aient cru par un si bel arrêt

25 faire leur cour, n'aient pensé que rien ne pouvait le ' ^ cha r nier -p^H»-tJtî'u]i,j::€mé.

Voltaire avait bien de l'audace. Il écrit à ce misé- ,;. rable, fafît semblant d'espérer en lui. Il envoie à Saint-Florentin je ne sais combien de personnes. Tout

30 cela, bien entendu, inutile. Mais l'effet est fort. Le jour dans ce lieu maudit â lui;** le soleil d'aplomb arrive au royaume sombre. Le noir coqui n voit sur

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