‹ Extraits de la Théodicée, avec introd.,notes, et éclairoissements sur l'histoire de l'optimismeChapitre 106 sur 205 · Ne Ta t-ii point connu à peu près aussi bien que Leibniz · texte numérisé non relu

Ne Ta t-ii point connu à peu près aussi bien que Leibniz

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ESSAIS DE THÉODIGÉE. 163

Le même M. Bayle qui dit de si belles choses pour montrer que les règles de la bonté et de la justice et les vérités éternelles en général subsistent par leur nature et non pas par un choix arbitraire de Dieu, en a parlé d'une manière fort chancelante dans un autre endroit (Continuât, des Pensées div., t. II, ch. 114, vers la lin). Après y avoir rapporté le sentiment de M. Descartes et d'une partie de ses sectateurs, qui soutiennent que Dieu est la cause libre des vérités et des essences, il ajoute (p. 554) : « J'ai fait tout ce « que j*ai pu pour bien comprendre ce dogme et pour « trouver la solution des difficultés qui Tenvironnent. Je c vous confesse ingénument que je n'en suis pas venu «< encore tout à fait à bout. Gela ne me décourage point ; je • m'imagine, comme ont fait d'autres philosophes en « d'autres cas, que le temps développera ce beau paradoxe. « Je voudrais que le père Malebranche eût pu trouver bon a de le soutenir, mais il a pris d'autres mesures. • Est-il possible que le plaisir de douter puisse tant sur un habile homme que de lui faire souhaiter et de lui faire espérer de pouvoir croire que deux contradictoires ne se trouvent jamais ensemble que parce que Dieu le leur a défendu, et qu'il aurait pu leur donner un ordre qui les aurait toujours fait aller de compagnie? le beaij paradoxe que voilà (l) ! Le R. P. Malebranche a fait fort sagement de prendre d'autres mesures.

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