LA SENSATION IIESSEMBLE-T-ELLE A L'OBJET SENTI
des corps. Et cette puissance d'agir, je dis qu'elle est dans toute substance, et qu'il en naît toujours quelque action ; au point que ni la substance spirituelle, ni même la substance corporelle, ne cesse jamais d'agir ; et c'est ce que ne paraissent pas avoir assez compris ceux qui ont fait consister Tessence des corps ou dans la seule extension ou môme dans l'impénétrabilité, et qui se sont imaginé que le corps est dans un repos parfait. Il paraîtra par nos méditations que la substance créée ne reçoit pas d'une autre substance créée la puissance même d'agir, mais seulement une limitation et détermination de son propre effort préexistant et de sa vertu active. Je ne parle pas ici des autres avantages qu'on y trouvera pour la solution de ce difficile problème de l'action mutuelle des substances,