XVII. LE PROGRÈS DANS l'uNIVERS
Et pour ajouter à la beauté et à la perfection générale des œuvres de Dieu, il faut reconnaître qu'il s'opère dans tout Tunivers un certain progrès continuel et très-libre qui en améliore l'état de plus en plus. C*est ainsi qu'une partie de notre globe reçoit aujourd'hui une culture qui s'augmentera de jour en jour. Et bien qu'il soit vrai que quelquefois certaines parties redeviennent sauvages ou se bouleversent et se dépriment, iJ faut entendre cela comme nous venons d'interpréter l'affliction, c^est-à-dire que ce bouleversement et cette dépression concourent! à quelque fin plus grande, de manière que nous profitions en quelque sorte du dommage lui-même.
Et quant àl'objeclion qu'on devrait faire, que, s'il en était ainsi, il y a longtemps que le monde devrait être un paradis, la réponse est facile. Bien qu'un grand nombre de substances soient déjà parvenues à la perfection, il résulte cependant de la division du contenu à l'infini qu'il reste toujours dans l'abîme des choses des parties endormies qui doivent s'éveiller, se développer, s'améliorer et s'élever pour aimi dire à un degré de culture plus parfait. (Ibid.)