‹ Extraits de la Théodicée, avec introd.,notes, et éclairoissements sur l'histoire de l'optimismeChapitre 177 sur 205 · I. les causes finales · texte numérisé non relu

I. les causes finales

— « La santé est aimée ?

— Assurément.

— £t si elle est aimée, c'est à cause d'un autre objet ? -Oui.

— Kt d'un objet qui, lui aussi, est aimé, si nous voulons rester d'accord avec les principes que nous avons reconnus plus haut?

— Certainement.

— Et cet objet sera encore aimé pour un autre objet aimé?

— Oui.

— Or n'est-il pas nécessaire qu'eu procédant de la sorte nous finissions par nous arrêter, et que nous arrivions à quelque principe qui ne nous mènera plus à un autre objet aimé, mais qui sera lui-môme le premier objet aimé (tt^wtov ytXov), à cause duquel nous disons que tous les autres objets sont aimés?

— C'est de toute nécessité.

' Ce que je veux dire ici, c'est que nous devons éviter de nous laisser séduire par tous ces autres objets qui sont aimés, selon nous, à cause de ce premier principe, et qui n'en sont, pour ainsi dire, que les images : c'est ce premier principe que seul nous aimons en réalité. Nous n'avons qu'à faire la réflexion suivante . Supposez un homme qui fasse grand cas d'un objet, par exemple un père qui aime mieux son fils que tous les trésors du monde : ce père, qui

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