IV. — l'optimisme dans aristote
Le progrès, selon Aristote, est la loi universelle. D'oûvient donc le mal ? — De la puissance qui, enveloppant les contraires, enveloppe par là même Pimperfection. Le mal ne se manifeste que dans le développement de « l'opposition » qui fait le fond de la matière; le mal est la privation du bien, et par suite le bien môme en puissance(l). Al'imitation de Platon, Aristote considère le mal comme un terme relatif, qui ne subsiste pas par lui-môme. Le mal n'est pas un être : il n'a pas d'existence indépendamment des choses : il est de sa nature inférieur à la puissance même. Il n'y a donc dans les principes, dans les êtres éternels, ni mal, ni faute, ni destruction, car la destruction compte elle-même au nombre des maux (2i.
Le mal est comme l'intini, ce qui n'est pas encore, mais qui peut venir à l'être: c'est l'imperfection, le défaut, l'impuissance, « qui résulte de la puissance même, et dont -* elle aspire à se dégager (3). » L'opposition du bien et du