I. hymne de cléanthe
« Salut à toi, ô le plus p:lorieux des^immortels, être qu'on
adore sous mille noms, Jupiter éternellement puissant ; à
loi, maître de la nature ; à toi qui gouvernes avec loi toutes
choses! C'est le devoir de tout mortel de t'adresser sa prière;
car c'est de toi que nous sommes nés, et c'est toi qui nous as
doués du don de la parole, seuls entre tous les êtres qui vivent
et rampent sur la terre. A toi donc mes louanges, à toi l'éternel
hommage de mes chants ! Ce monde immense qui roule
autour de la terre conforme à ton gré ses mouvements, et
obéit sans murmure à tes ordres... Roisuprême de l'univers,
ton empire s'étend sur toutes choses. Rien sur la terre,
Dieu bienfaisant, rien ne s'accomplit sans toi, rien dans le
ciel éthéré et divin, rien dans la mer ; hormis les crimes
que commettent les méchants par leur iolie... Jupiter,
auteur de tous les biens, dieu que cachent les sombres
nuages, maître du tonnerre, retire les hommes de leur
funeste ignorance ; dissipe les ténèbres de leur âme,
ô noire père, et donne-leur de comprendre la pensée qui te
sert à gouverner le monde avec justice. Alors nous te
rendrons en hommages le prix de les bienfaits, célébrant
sans cesse tes œuvres ; car il n'est pas de plus noble
prérogative, et pour les mortels et pour les dieux, que de
chanter éternellement, par de dignes accents^ la loi commune
de tous les êtres. »
Gléânthb.