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ESSAIS DE ÏHÉODICÉE. 95
canton de la terre pliis éclairés que le reste dû genre hu* naain. Les Sages d'autres nations en ont peut-être dit autan^^ quelquefois, mais ils n'ont pas eu lé bonheur de se faire suivre assez, et de faire passer le dogme en loi. Cepeûdant Moïse n'avait point fait entrer daiis ses lois la doctrine de riînmortalité des ârïies (1) : elle était conforme à ses sentiments, elle s'enseignait de main en main, tnais elle n'était point autorisée d'une tnânière populaire, jusqu'à ce que Jésus-Uhrist levât le Voile, et, sans avoir la force en niâin, enseignât, avec toute la fotce d'Un législateur, que les âmes immortelles pasâent datis uiie autre Vie, où elles jioivent recevoir le salaire dé leurs actions. Moïsô jBivait déjà donné les belles idées àe la grandeur et de la bonté de Dieu, dont beaucoup de nations civilisées conviennent aujourd'hui ; mais Jésus-Christ en établissait toutes les con^ séquences, et il faisait voir que la bonté et là justice diviiié éclatent parfaitement dans ce que Dieu prépare aux âmes. Je n'enti-e point ici dans les autres points de la doctrine chrétienne, et je fais seulement voir coihméht Jésus-Christ acheva de faire passer la teligion naturelle en loi, et dé lui donner l'autorité d'un dogme public. Il fit lui seul ce qUô tattt de philosophes avaierit ëh Vain tâché de faire ; el lés chrétiens ayant enfin eu le déssiis dans l'empiré romain, maître de la tneilleure partie dé la terre conhùé, la religibti, des sages devint celle dé& peuples. Mahomet, depuis, hë s'écarta point de ces grands dogmes de la théologie naturelle : ses sectateurs les répandirent môme parihl les nations les plus reculées de l'Asie et de l'Afrique, où le christianisme n'avait point été porté ; et ils abolirent en bien des pays les superstitions païennes, contraires à la véritable doctrine di? l'unité de Dieu et de l'immortalité des âmes,
LA VRAIE tîÉTÉ N'Est OtJÈ l' AMOUR DE DïfeÙ.