‹ Extraits de la Théodicée, avec introd.,notes, et éclairoissements sur l'histoire de l'optimismeChapitre 4 sur 205 · NOTICE SUR LEIBNIZ VII · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LEIBNIZ VII

vement, il ne donne ni la raison invisible de ces lois ni la raison du mouvement, et par conséquent il ne s'explique pas lui-même. En un mot, le mécanisme est la surface des choses, le dynamisme en est le fond. Voilà pourquoi la conception cartésienne de l'univers, considérée métaphysiquement , n'est que « Tanti- « chambre de la vérité, » « Tout se fait », dit Leibniz, « à la fois mécaniquement et métaphysiquement « dans les phénomènes de la nature, mais le méca- « nisme lui-même ne provient pas du seul principe « matériel et des raisons géométriques ; il découle d'une « source plus haute et pour ainsi dire métaphysique. » Ce qui est réglé par la mécanique, dit Leibniz dans sa Théodicée^ «est beau, mais non nécessaire. » — « Je trouvai donc, ajoute-t-il ailleurs, que la nature « des substances consiste dans la force, et qu'ainsi il « fallait les concevoir à Timitation des âmes. »

Voyons maintenant les principaux caractères que Leibniz attribue à la substance active. Le premier est la simplicité. Toute substance composée se ramène nécessairement à des forces simples. En effet, prétend-on qu'une force a des parties ? De deux choses l'une : ou toutes ces parties agissent à la fois pour produire l'effet total, et alors il y a autant de forces simples que de parties composantes ; ou bien une seule partie produit l'action, les autres demeurant ' inactives, et alors pourquoi affirmer l'existence de ces dernières, puisqu'elles ne se manifestent pas ? On arrive ainsi à des unités de force, à des atomes de substance, à des « monades. » Les points physiques ne sont indivisibles qu'en apparence ; les points mathémalhiques sont exacts, mais sont de pures abstractions ; seuls, les points métaphysiques, ou imités de force, sont réels et même vivants. Tout composé a sa

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