NOTICE SUR LEIBNIZ VII
vement, il ne donne ni la raison invisible de ces lois ni la raison du mouvement, et par conséquent il ne s'explique pas lui-même. En un mot, le mécanisme est la surface des choses, le dynamisme en est le fond. Voilà pourquoi la conception cartésienne de l'univers, considérée métaphysiquement , n'est que « Tanti- « chambre de la vérité, » « Tout se fait », dit Leibniz, « à la fois mécaniquement et métaphysiquement « dans les phénomènes de la nature, mais le méca- « nisme lui-même ne provient pas du seul principe « matériel et des raisons géométriques ; il découle d'une « source plus haute et pour ainsi dire métaphysique. » Ce qui est réglé par la mécanique, dit Leibniz dans sa Théodicée^ «est beau, mais non nécessaire. » — « Je trouvai donc, ajoute-t-il ailleurs, que la nature « des substances consiste dans la force, et qu'ainsi il « fallait les concevoir à Timitation des âmes. »
Voyons maintenant les principaux caractères que Leibniz attribue à la substance active. Le premier est la simplicité. Toute substance composée se ramène nécessairement à des forces simples. En effet, prétend-on qu'une force a des parties ? De deux choses l'une : ou toutes ces parties agissent à la fois pour produire l'effet total, et alors il y a autant de forces simples que de parties composantes ; ou bien une seule partie produit l'action, les autres demeurant ' inactives, et alors pourquoi affirmer l'existence de ces dernières, puisqu'elles ne se manifestent pas ? On arrive ainsi à des unités de force, à des atomes de substance, à des « monades. » Les points physiques ne sont indivisibles qu'en apparence ; les points mathémalhiques sont exacts, mais sont de pures abstractions ; seuls, les points métaphysiques, ou imités de force, sont réels et même vivants. Tout composé a sa
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