Piutarque, Apophthegmes des Lacèdèmoiiiens
5. AiC'iioir. — C'est un vieux wtbe ascitvoir, ou assavoir, qu'on a, bien à tort, décomposé en à SiKoir.
On avait cru que dans faire assavoir il y avait la préposition à : faire à savoir. Mais il est de règle que faire se construise directement sans préposition, avec tous les intinitifs.
6. Piutarque, Vie d'Agêsilas, chap. VII. — D.ins ce parallèle entre Athènes et Sparte, il y a du
parti pris et bien des exagérations paradoxales. De nos jours, on juge plus favorablement Athènes ; on sait et on apprécie mieux ce que fut sa culture intellectuelle, l'éclat d'une civilisation artistique et littéraire qui n'enipccha jamais le courage, le patriotisme, ni les autres vertus; enfin, sans méconnaître la supériorité de la valeur morale, on ne l'accorde pas aux seuls Spartiates. La vérité est qu'il faut, à l'homme comme au peuple qui veut jouer un rôle dans le monde, et la puissance intellectuelle que développe une instruction bien réglée, et la force de caractère que donne une ferme éducation morale. Que d'hommes d'état, que de héros, dans l'histoire, qui furent, en même temps, des hommes instruits! Au surplus, Montaigne lui-même a dit aux premières lignes de ce ch.ipitre :
« Les plus suffisans hommes aux maniemens des choses publiques, les plus grands capitaines, et les
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