Dans l'édition de
« Qu'il se contente de se corriger soy mesme, et ne semble pas reprocher à aultruy tout ce qu'il refuse à faire, ny contr.ister aux mœurs publicques .• Licct sapere une pomftt, sine invidia. Fuye ces images rcgentcuses et inciviles, et cette puérile ambition de vouloir paroistre plus fin, jwur estre aultre ; et, comme si ce fcust marchandise malaysee que reprehcnsions et nouvcllctez, vouloir tirer de là nom de quelque pcculicre valeur. Comme
OU contestations que où il verra un champion digne de sa luite ', et là mesmcs à n'cmploier pas tous les tours qui luy peuvent servir, mais ceux-là seulement qui luy peuvent le plus servir. Qu'on le rende délicat au chois et triage de ses raisons, et avmant la pertinence^, et par conséquent la brieivcté. Qii'on l'instruise sur tout à se rendre et à quitter les armes 3 à la vérité, tout aussi tost qu'il l'appcrcevra, soit qu'elle naisse es mains de son adversaire, soit qu'elle naisse en luy-mesmes par quelque ravisement. Car il ne sera pas mis en chaise 4 pour dire un rolle prescript : il n'est engagé à aucune cause que par ce qu'il l'appreuve, ny ne sera du mestier où se vent à purs deniers contans la liberté de se pouvoir raviser et reconnoistre 5.
il n'affiert qu'aux grands poètes d'user des licences de l'art, aussi n'est-il supportable qu'aux grandes âmes et illustres de se privilégier au dessus de la coustume. 5» qiiid Socrates aut Aristip['iis contra morem et consitetiidiiitm fireitiiit ; idem slhi ne arbitrctur liccre : inagitis eniin illi et divinis bonis hauc liccntiam asseqiiebantnr.