‹ Extraits de MontaigneChapitre 134 sur 353 · Il s'agit toujours de la philo · texte numérisé non relu

Il s'agit toujours de la philo

sophie morale, que Montaigne accuse son siècle, « jusques aux gens d'entendement », d'avoir regardée comme un « nom vain » et d'avoir délaissée pour les études spéculatives ou pour l'érudition.

5. Montaigne a formé ce mot du latin ergo apparemment. Ergo était la conjonction par laquelle les scolastiques tiraient la conclusion de leurs syllogismes. Eigotistne est donc l'abus des raisonnements en forme. — II y avait déjà rigoler dans la vieille langue. — A noter pourtant que quelques savants (du Cange entre autres) ont indiqué, à cause des formes bargoter, hargpteur, une autre étymologie : argiitor. — Rousseau s'est servi du substantif crgolerif pour exprimer à peu près la même idée.

inaccessible aux enfans, et d'un visage renfroigné, sourcilleux et horrible. Qui me l'a masquée de ce faux visage pasle et hideux ? Il n'est rien plus gay, plus gaillard, plus enjoué, et à peu que ' je ne die - follastre. Elle ne presche que feste et bon temps : une mine triste et transie montre que ce n'est pas là son giste >. Demetrius le grammairien rencontrant dans le temple de Delphes une troupe de philosophes assis ensemble, il leur dit : « Ou je me trompe, ou, à vous voir la contenance si paisible et si gave, vous n'estes pas en grand discours entre vous. » A quoy l'un d'eux, Heracleon le Megarien, respondit : « C'est à faire à ceux qui cherchent si le futur du verbe p-iÀXw a double a, ou qui cherchent la dérivation des comparatifs /cTcov et ^éÀt'.ov, et des superlatifs /ctpt^Tov et ^éXt'.ttov, qu'il faut rider le front, s'entretenant de leur silence ; mais, quant aux discours de la philosophie, ils ont accoustumé d'esgayer et resjouïr ceux qui les traictent, non les renfroigner et contrister. »

DfpretiJas anivii tormenta latentis in agio Corpore, Ji-preiidas et gaudia : sumit ulrumqm Iihic bahititni facks *.

1. C-j-v.. : il s' in faut de btu que. Lx. : c A bien (>etit qiie il ne pert le sens. » (Chanson de Roliind) ; et dans Villon :

... Je fuyoyc l'cvrolic.

Comme uict un nuuv^ys enfant...

En escrivant cette pjrolle,

/t ftu qui le cueur ne me fend.

3. L'archaïsme die (pour dise) était absolument conforme aux règles de la conjugaison en ire pour le présent du subjonctif. Racine dit encore :

y 'is, quoi que je craignisse, il faut que [je le die.

(Btrnice, V, 6.)

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