C.-à-d. ici procédés d'enseignement
5. L'indication que nous fournit Montaigne est intéressante. L'Italie avait déjà provoqué la Renaissance des lettres et des arts ; de ritiliu aiinsi veii.iient donc les idées de rénovation péd.ngogique. — Le
père de Montaigne, Pierre Eyqucni, avait pris part, comme écuycr, aux guerres d'Italie. 11 ne put manquer de subir, au contact d'une civilisation brillante, l'influence du grand mouvement de réforme qui agitait les esprits : car il était lui-même un lettré autant qu'un soldat. Il faisait des vers latins, de passables distiques. Une pièce qu'il adressait à Piellé, à 1 "âge de seize ans, nous a été conservée.
6. £»i:7ro/i était, dans l'ancienne langue, une préposition signifiant autour de. o Envirun lui plus de vint mille humes. » (Cbans. de Roi.)
7. A Bordeaux : un des plus célèbres collèges du xvi* siècle.
8. Dansleséditions postérieures, ces précepteurs sont appelés 0 précepteurs de chambre ». Chaque liis
ma nourriture ', en laquelle il réserva plusieurs façons particulières contre l'usage des collèges ; mais tant v a que c'estoit tousjours collège. Mon latin s'abastardit incontinent, duquel depuis par dcsacoustumance j'ay perdu tout l'usage ; et ne me servit cette mienne ^ nouvelle institution que de me faire enjamber d'arrivée 5 aux premières classes : car à treize ans que je sortis du collège, j'avov achevé mon cours (qu'ils appellent), et à la vérité sans aucun fruit que je peusse à présent mettre en compte +.
Le premier goust que j'euz aux livres, il > me vint du plaisir des fables de la Métamorphose * d'Ovide. Car environ l'aage de sept ou huict ans, je me desrobois de tout autre plaisir pour les lire ; d'autant que cette langue
de famille avait un gouverneur ou un répétiteur qui le guidait dans le travail de revision après la leçon du maitre.