‹ Extraits de MontaigneChapitre 251 sur 353 · Déchet, de déchoir, a le sens de diminution, déperdition · texte numérisé non relu

Déchet, de déchoir, a le sens de diminution, déperdition

5. Le sire de Joinville, « domestique • {familier) Je saint Louis, sénéchal de Champai;ne , naquit en 1224 et mourut plus que nonagénaire en 15 17. Il écrivit l'H/ttorf de saint Louis, œuvre charmante pour sa bonhomie et sa naïveté, plus encore que pour « la franchise et liberté d'escrire » que lui reconnaît Montaigne.

:2 5é ESSAIS DE MONTAIGNE

-chancelier de Charlemaigne, et, de plusfresche mémoire, en Philippe de Commines. C'est icy plustost un plai- ■doier pour le roy François, contre l'empereur Charles cinquiesme, qu'une histoire. Je ne veux pas croire qu'ils .ayent rien changé quant au gros du faict; mais de contourner le jugement des evenemens, souvent contre raison, à nostre avantage, et d'obmettre tout ce qu'il y a •de chatouilleux ' en la vie de leur maistre, ils en font mesticr : tesmoing les reculemens ^ de messieurs de Montmorency et de Brion, qui y sont oubliez; voire le seul nom de madame d'Estampes 5 ne s'y trouve point. On peut couvrir les actions secrettes 4 ; mais de taire ce que tout le monde sçait, et les choses qui ont tiré des effects publiques et de telle conséquence, c'est un défaut inexcusable. Somme, pour avoir l'entière connoissance du roy François et des choses advenues de son temps, qu'on s'adresse ailleurs, si on m'en croit. Ce qu'on peut faire icy de profit, c'est par la déduction particulière des batailles et exploits de guerre où ces gentils-hommes se sont trouvez; quelques paroles et actions privées d'aucuns princes de leur temps; et les pratiques et négociations conduites par le seigneur de Langeay 5, où il y a tout plein de choses dignes d'estre sceucs, et des discours non vulgaires^. »

1. C.-à-d. : tout ce qu'il y a de tins délicat, ce à quoi on ne peut toucher.

2. Le connétable Anne de Montmorency (1493-1^67) et l'amiral de Brion, Philippe de Cliabot(i48o- 1545), furent reculés, mis à l'écart, c.-à-d. disgraciés, par François I"^ en 1540, — le premier, pour une simple intrigue de cour qui le fit exiler à Chantilly; — le second,

Parce que, chargé de commander armée du Piémont, il s'arrêta tout court à Verceil, au milieu des plus brillants succès. Il fut condamné, par une commission que présidait le chancelier l'oyet, au bannisse-

ment, à la confisc.ition de tous ses biens et à une amende de 1500(3 livres qu'il ne put payer, ce qui le fit enfermer au château de Mclun ; mais la duchesse d'Etampes fléchit le roi, et, en 1542, obtint sa pràce.

3 . La duchesse d'Etampes (Anne de Pisseleu), « la plus belle des savantes et la plus savante def belles », qui exerça sur François I* un ascendant malheureux.

4. Il faut entendre \cs faits de la vie intime, la cbroniijue scandaleuse.

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