‹ Extraits de MontaigneChapitre 252 sur 353 · CHAPITRE XII '. Apologie de Rainnmd Sehond · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII '. Apologie de Rainnmd Sehond

Scmmnirt : De la science. — Comment le père Je Montaigne eut en main la Théologie nalartlli de Raimond Scbond. Digression contre le protestantisme. — Montaigne a traduit l'ouvrage de Sebond. — Il le justifie contre ceux qui lui reprochent d'avoir traité par la raison les choses de la foi. — Montaigne s'in-

excepté, parce qu'il est « françois », — qui omet des écriv.iins tels que Tite-Live et Tacite, qui signale, mais en pass.int, « les livres simplement plaisans », et n'étudie un peu que les historiens parmi les modernes, quelque courtes que soient certaines vues et fantaisistes certaines appréciations, Villemain a pu dire de .Montaigne : « Voilà le grand critique du xvi* siècle »

et ajouter encore : « Voilà le seul grand précurseur des critiques du XVII*. » D'abord le plus grand nombre des opinions exprimées dans les Essais demeurent des arrêts. Et ces opinions, d'autre p.irt, ont pour nous le mérite d'être très libres, très personnelles, d'échapper à la formule toute faite et au dogmatisme pédantesque :

cela est bien d'un véritable esprit critique. Dans l'ensemble, c'est l'admiration , le culte de l'antiquité qui se devine, mais sans injuste dédain jx)ur les modernes, avec plutôt l'arrière-pensée d'engager les Français a égaler les anciens, en les imitant d'une iniit.ition originale. Enfin, avant P.iscal, Boileau, Fénelon et La Bruyère, ilont.-iisjne a recommandé aux écrivains le naturel, la simplicité, la vérité, et a proclamé la souveraine maîtrise du bon sens : en quoi il est d'avance un classique du grand siècle.

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