Bonnettades. — C.-à-d. : salutations à coups de bonnet
6. Il y a là, sans doute, une intention ironique : par les chaleurs de l'été, les risques sont moindres à enlever son bonnet, et Mont-ii^rne semble dire que toute sa politesse ne tient qu'à cette considération.
7. Un homme de qualité ne répond.iit pas au s.ilut obligé de ses serviteurs.
8. « L'imparfait du subjonctif a souvent, dans l'ancienne langue, la valeur d'un conditionnel présent ou celle d'un conditionnel p.issé. // chantiist peut signifier : il cban-
je connois, qu'ils en fussent plus espargnans et justes dispensateurs : car, ainsin indiscrettement espanduës, elles ne portent plus de coup ; si elles sont sans regard, elles sont sans efFect. Entre les contenances desreglées, n'oublions pas la morgue de Constantius ■ l'empereur, qui en publicq tenoit tousjours la teste droite, sans la contourner ou fléchir ny çà ny là, non pas seulement pour regarder ceux qui le saluoient à costé, ayant le corps planté et immobile, sans se laisser aller au branle de son coche, sans oser ny cracher, ny se moucher, ny essuyer le visage devant les gens. Je ne sçay si ces gestes qu'on remerquoit en moy estoient de cette première condition, et si à la vérité j'avoy quelque occulte propension à ce vice, comme il peut bien estre, et ne puis pas respondre des bransles du corps
.Mais pour venir à mon particulier, il est bien difficile, ce me semble, que aucun autre s'estime moins, voire que aucun autre m'estime moins, que ce que je m'estime ^. Car, à la vérité, quand aux cffects de l'esprit, en quelque façon que ce soit, il n'est jamais party de moy chose qui me contentast ; et l'approbation d'autruy ne m'a pas payé. J'ay le goust tendre et difficile, et notamment en mon endroit : je me sens flotter et fleschir de foiblesse. Je me connoy tant que, s'il estoit party de moy chose qui me pleut, je le devroy sans doubte à la fortune : je n'ay rien du mien ' dequoy contenter mon jugement. J'ay la veue assez claire et réglée, mais à l'ouvrer 4 elle se trouble : comme j'essaye plus
terait, ou il aurait chanté. » (Cléd.it. Grammaire de la vieille langue jritnçaise.) — Cf. les deux formes j'aurais aimé et j'eusse aimé, que nous conservons pour le conditionnel passé.