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Le ton des Eaaii est, en effet, celui de la causerie

7. Dans le Dialogue dei Orateurs, vers la fin. On voit que .Montaigne déj.i n'hésitait pas à l'attribuer à Tacite.

Mon langage françois est altéré, et en la prononciation et ailleurs, par la barbarie de mon creu • : car je ne vis jamais homme des contrées de deçà qui ne sentit bien évidemment son ramage et oui ne blessast les oreilles qui sont pures françoises. Si n'est-ce pas pour estre fort entendu ^ en mon perigordin, car je n'en ay non plus d'usage que de l'alemand, et ne m'en chaut guère, 11 y a bien au dessus de nous, vers les montaignes, un gascon pur, que je treuve singulièrement beau, et desirerois le sçavoir : car c'est un langage bref, signifiant ' et pressé, et à la vérité un langage masle et militaire plus que aucun autre que j'entende.

Quant au latin, qui m'a esté donné pour maternel, j'ay perdu par des-accoustumance la promptitude de m'en pouvoir serv'ir à parler 4. V'oylà combien peu je vaux de Ce costé là

Or, je suis d'une taille un peu au dessoubs de la

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