Valére Maxime en parle aussi
mais attribue le fait à un enfant macédonien qui assistait à un sacrifice offert par Alexandre.
î. Les entants des Spartiates, pour s'exercer à la ruse, devaient essayer de voler et surtout de ne pas se laisser prendre.
ment il ne me semble, comme à Bodin, que son conte soit incroyable, que je ne le trouve pas seulement rare et estrange.
Il ne laut pas juger ce qui est possible et ce qui ne l'est pas selon ce qui est croyable et incroyable à nostre portée, comme j'ay dit ailleurs '. C'est aussi une grande mute, et en laquelle toute-fois la plus part des hommes tombent, de faire difficulté de croire d'autruy ce que nous ne sçaurions faire. Moy, je considère aucunes de ces âmes anciennes eslevées jusques au ciel au pris de la mienne ; et encores que je reconnoisse clairement mon impuissance à les suyvre, je ne laisse pas de juger les ressorts qui les haussent ainsin et eslevcnt. J'admire leur grandeur; et ces eslancemens que je trouve trèsbeaux, je les embrasse ^ ; et si mes forces n'y vont, au moins mon jugement s'y applique trés-volontiers.
L'autre exemple qu'il allègue « des choses incroyables et entièrement fabuleuses » dites par Plutarque, c'est qu' « Agesilaus fut mulcté 3 par les ephores pour avoir attiré à soy seul le cœur et volonté de ses citoyens 4 ». Je ne sçay quelle marque de fauceté il y treuve ; mais tant y a que Plutarque parle là de choses qui luy devoyent estre beaucoup mieux connues qu'à nous ; et n'estoit pas nouveau en Grèce de voir les hommes punis et exilez pour cela seul d'agréer trop à leurs citoyens, tesmoin l'ostracisme et le pctalisme 5.
Il y a encore en ce mesme lieu un' autre accusatit)n qui me pique pour Plutarque, où il dict qu'il a bien assorty ^ de bonne foy les Romains aux Romains et les