C.-i-d. : quand il y a réciprocité et espoir de retour
2. Emhabouyni. — Le mot est formé de habouine ou bahine. Il signitie : alléché.
3. Comparer la belle page qu'écrivit Balzac, au xvn* siècle :
«... A Rome, vous marcherez sur des pierres qui ont été les dieux de César et de Pompée : vous considérerez les ruines de ces grands ouvrages dont la vieillesse est encore belle, et vous vous promènerez tous les jours parmi les histoires et les fables. Mais ce sont les amusements d'un esprit qui se contente de peu, et non pas les occupations d'un homme qui
prend plaisir de naviguer dans l'orage, et qui n'est pas venu au monde pour le laisser en oisiveté.
Qyand vous aurez vu le Tibre, au bord duquel les Romains ont f.iit l'apprentissage de leurs victoires et commencé ce long dessein qu'ils n'achèveront qu'aux extrémités de la terre ; quand vous serez monté au Capitole, où ils croient que Dieu était aussi présent que dans le ciel, et qu'il avait enfermé le destin de la monarchie universelle ; après que vous aurez passé au travers de ce grand espace {le Colisét) qui était dédié aux pl.iisirs du peuple et où le sang des martyrs a été souvent méié avec celui des
sidérer leur visage, leur port et leurs vestements; jel remâche ces grands noms entre les dents et les fais retentir à mes oreilles. Des choses qui sont en quelque partie grandes et admirables, j'en admire les parties mesmes communes : je les visse volontiers deviser, ! promener et soupper. Ce seroit ingratitude de mespriser] les reliques et images de tant d'honnestcs hommes et si valeureux, que j'ay veu vivre et mourir, et qui nous donnent tant de bonnes instructions par leur exemple, si nous les sçavions suivre.
Et puis cette mesme Romme que nous voyons mérite qu'on l'ayme, confédérée de si long temps et par tant de tiltres à nostre couronne, seule ville commune et universelle : le magistrat souverain qui y commande est reconneu pareillement ailleurs, c'est la ville metropoHtaine de toutes les nations chrestiennes : l'Espaignol et le François, chacun y est chez soy ; pour estre des princes de cet Estât, il ne faut qu'estre de chrestienté, où qu'elle soit. Il n'est lieu ça bas que le ciel ayt embrassé avec telle influence de faveur et telle constance : sa ruyne mesme est glorieuse et enflée ; encore retient elle au tombeau des marques et image d'empire.
criminels et des bétes ; je ne Joute point qu'après avoir regardé beaucoup d'autres choses, vous ne vous lassiez à la fin du repos et de la tranquillité de Rome, qui sont deux choses'beaucoup plus propres à la nuit et aux cimetières qu'à la cour et à la lumière du monde. »
(V. Lettre de Balzac au cardinal de la Valette, dans les Lettres choisies du Xl'II' siècle par le P. Chauvin.) — Voir encore de Chateaubriand la lettre à M. de Fontanes, lO janvier 1804 {Morceaux choisis par M. l'abbé Ragou).