Syntaxe
Ao LECTEDR . . 39
LIVRE PREMIER Chapitre I. — Par divers moyens on arrive à pareille fin . 41
Par divers moyens on arrive A pareille fin. — Le Prince Noir, Scanderbcch, l'empereur Cpivrad IIL — Montaigne incline vers la miséricorde et le pardon. — L'homme, sujet merveilleusement vain, divers et ondoyant.
Chap. VIII. — De l'oisiveté 46
Dans le loisir, Montaigne laisse son esprit s'entretenir lui-même, et il commence à noter ses chimères.
Chap. IX. — Des menteurs 47
Montaigne se plaint de sa mémoire. — Avantages qu'il tire de son défaut de mémoire. — Ln menteur devrait avoir bonne mémoire pour ne pas se contredire.
Chap. XIII. — Cérémonie de Ventreveuë des roys 52
Montaigne se soustrait à la sujétion continuelle des civilités gênantes.
Chap. XIV (XL dans l'édition de 1595). — Que le goust des biens et des maux dépend en bonne partie de V opinion que nous en avons 54
Les choses sont pour nous ce que notre opinion les fait, et chacun a ses goûts : Alexandre, César, Charles Borromée. — Les trois conditions de fortune de .Montaigne : i" pendant vingt ans, il dépense au hasard ; toutefois il aime payer ses dettes ; il a horreur du march.iiidage ; 2° pendant quatre ou cinq ans, il a des biens auxquels il s'attache jusqu'à la parcimonie ; 3° enfin il vit « du jour i la journée >.
Chap. XVII (XVI, 1595). — Vn traict de quelques ambassadeurs 60
Sage pratique de Montaigne en voyage. — Sa manière de lire l'histoire.
Chap. XIX (XVIII, IS9S)- — Qu'il ne faut juger de nostre heur qu après la mort 63
Divers exemples qui prouvent qu'il ne faut juger de notre heur qu'après la mort. — C'est par leur attitude devant la mort que s'apprécie la vie des hommes.
Chap. XX (XIX, 1J95). — Que philosopher, c'est apprendre à mourir. .... 69
Philosopher n'est autre chose que s'apprêter i mourir. — Le mépris de l.t mort est un des principaux l>ieiifaits de la vertu. — Age de Montaigne. — Il faut prévoir la mort, y accoutumer sa pensée : la préméditation de la mort est préméditation de la liberté d'esprit.
TAiU.K UES MATIERES ^8l
ChaP. XXI (XX, 1)9)). — De la force te l'imagination. 82
Paissance et effets de l'iraagiiution. — Montaigne raconte les chose* comme il les a entenilues.
Chap. XXIII (^XXII, 1595). — De la coiutume, et de ne clxinger aisément une loy receiu 85
Force de la coutume. — Montaigne se déclare • desgoustè de la nouvelleti > religieuse (protestantisme), qui a donné le branle i l'Etat. — I,a religion chriiicnne a toutes les manques d'extrême justice et utilité, surtout parce qu'elle recommande l'obéissance aux lois. — Remède pire que le mal dans les guerres de religion.
Chap. XXIIII (XXIII, 1595). — Divers evenemens de mesme conseil 89
Clémence dn duc de Guise. — Clémence d'Auguste. — Cette même conduit* fut suivie d'événements divers : il n'y eut plus de conspiration contre Augtiste, mais le duc de Gaise fui assassiné par trahison. — Contre la médecine et les médeciœ.
Chap. XXV (XXIIII, 1595). — Du pedantismt 98
Les pédants mal vus des plus galants hommes. — Les philosophes anciens méprisés parce qu'on les enviait comme étant an-dessus de la commune fa^on; les pédants modernes méprisés comme étant fort au-dessous. — Mauvaise méthode d'enseignement : la mémoire remplie, l'entendement vide. — Nous ne faisons pas nôtres les opinions d'autrui, les choses apprises. — Le itwx savant. Le parfait pédant. — A quoi bon la science sans le jugement? — Instruction des femmes. — Education morale et pratique des anciens. — Sparte et Athènes.
Chap. XXM (XXV, 1595). — De l'institution des enfants. A Madame Diane de Foix, Contesse de Gurson 1 16
Préambule : amour d'an père pour son fils; Plutarque et Sénéque, auteurs favoris de Montaigne; ce que sont les Eiiaii. — Dédicace i Madame de Foix. — Difficultés et importaïKC de l'éducation. — Du choix d'un précepteur. — Critique de l'instruction de pure mémoire. — Il faut former le jugement. — l'ti!-té cin commerce des hommes, Jes voyages et de l'étude des langues étran- • ' -Jtion physique. — Comment il faut que l'enfant se conduise dans 1 des hommes. — Obsers-ation de tout. — L'étude des livres, et r : I l'étude des anciens — Etude des hommes : le monde sera le
■r. — Etude de la morale. — Etude des autres sciences. — La • en entendue, n'est pas inaccessible aux enfants; ses avantages : il
!■- bonne heure. — Nécessité des qujlités morales. — Es'iter ■ ne pas user de rigueurs. — L'enfant peut s'instruire par- .• se mêle à tout. — Sévère douceur; critique de la disci- II faut exercer le corps. — L'éducation doit préparer A 1.1^:. ^.r.. — \^t,.,i.! non un grammairien ni un logicien, mais un gentilhomme; non des spécialistes, mais Jes homme». — Avoir d'abord la tète pleine de thnw-- :.-. nr.l. , '.iiivront ; vanité de la rhétorique, de la poétique, et de* ji^ue — Le parler qu'iime .Montaigne — Comment Mon- — Etude du grec — Régime auquel il fut soumis. —
M ; , V . — Premières lectures. — Représenutioos de collège. —
C-Tciiision : • Il n'y a te! que d'allécher l'appétit et l'affectioii, aatreroert oa ce la:: que des incs chargés de livres. >
Chap. XXVIII (XXVII, 1595). — Dv Vaiiiitic 178
La Boùtie : J.ins quel esprit il écrivit HSeiviiude volontaire. Amitié de Montaigne et de I,a Boétic. — L'amitié entre père et fils ; l'amitié entre frères. — L'amitié dans le mariage. — La véritable amitié, et comment Montaigne aima La Boétie. — La réponse d'un ami de Tiherius Gracchus. — Les amitiés communes, et la souveraine et maîtresse amitié. — Les bienfaits entre amis : le testament d'un ancien. — Regrets de la mort de La Boétie. — Montaigne ne publiera pas la Servitude volontaire d^ns \cs Essais; il avertit que l'ouvrage fut écrit « par manière d'exercitation » seulement, et il défend à ce sujet la mémoire ' de son ami.
Chap. XXXV (XXXIIII, 1595). — D'un défaut de nos polices 197
Idée d'une sorte d'agence centrale pour les difièrents besoins du public.
Chap. XL (XXXIX, 1595). — Considération sur Ciceron . 198
Cicèron et Pline cm écrit, même les lettres privées à leurs amis, pour que les hi.storiens ne les oublient pas en leurs registres. — Xènophon et César se sont recommandés par leur faire, non par leur dire. — Scipion et Lélius ont dédaigné la gloire du bien parler, la laissant toute à Tércnce. — Comment, dans quel style, avec quel ton, Monnigne écrit ses lettres.
Chap. LVI. — Des prières 203
Excellence du Pater. — Conditions de la vraie prière. — Respect dû à l'Ecriture Sainte et à la religion en général : qu'il ne faut point les abaisser, non plus que la priera, i des usages profanes.