Libertin, de liWiius ou liher
tinus : car libertinus a exactement le même sens que libertus, c.-à-d.
qu'il signifie affranchi et non Jils ii'ajljranchi. Ici donc : par la faveur d'un simple affranchi.
4. En latin : « Adeo nihil facilius putas quam contra Ca:sarem advocare? » — Coeffeteau a traduit : « Ne t'est-il rien si aisé que de te prendre h. César ?» — Entreprendre est donc employé ici dans l'acception de s'atlaijuer à, s'en prendre à.
5. Le désigne remfiire, exprimé dans une des phrases précédentes.
Donc : je ouitte Fempirc, je me retire. Dans Sénèque : ccdo.
honorent leur noblesse? » Après plusieurs autres propos (car il parla à luy plus de deux heures entières ') : « Or va, luv dit-il, je te donne, Cinna, la vie à traistre et à parricide que je te donnay autres-fois^ à ennemy. Qiie l'amitié commence de ce jourd'huy entre nous : essayons qui de nous deux de meilleure loy, moy t'aye donné ta vie, bu tu l'ayes receùe 5. » Et se despartit 4 d'avec luy en cette manière. Quelque temps après, il luy donna le consulat, se plcignant dequoy il ne le luy avoit osé demander. Il l'eut depuis pour fort amv >, et fut seul faict par luv héritier de ses biens. Or, d^epuis cet accident qui advint à Auguste au quarantiesme an de son aage ^, il n'y eut jamais de conjuration ny d'entreprinse
1. Ce iJi^cours qui dur.i, au dire de Sénéque, ■' plus de deux heures entières, » Auguste av,iit Jù l'écrire d'avance. Car Suétone déclare que ce fut la constante habitude de cet empereur, de rédigerquclqucs notes pour ses entretiens les plus importants. On f)eut de là présumer que le discours passa d.uis les Mémoires d'Auguste. Aussi Fabricius pensel-il que Sénéque dut emprunter à ces Mémoires d'Auguste, que son père, Sénéque le rhéteur, avait connus, les paroles qu'il prête à son héros. Et ainsi les mots sublimes de Corneille seraient des mots pris à la nature.
2. Autres-fois. — On voit par là la composition de certains adverbes, tels que autrefois, quelquefois, qui furent d'abord de simples locutionscirconstancielles.V. p. 79, n. i.
} . Il faudrait qu'à moi tùt opposé toi. Mais l'ancienne langue ne distinguait pas bien les formes je, tu, et les formes moi, toi; et les unes étaient souvent employées pour les .lutres, à peu prés sans règle.
* Ce ne suis-je pas qui en suis cause... 1 (Calvin.) — « Moy, selon leur licence et impunité, admire de
les voir. » (Montaigne.) — D'autre part, la syntaxe suivie dans cette phrase pour l'emploi du subjonctif (interrogation indirecte) est toute latine.