‹ Extraits de ses lettresChapitre 115 sur 146 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

C'est un grand malheur de ne point prendre conseil et d'abonder dans son sens.

M. DE NEMOURS

On trouve souvent des personnes de ce caractère; mais avez-vous quelques raisons particulières de faire celte réflexion?

MADAME DE MAKDON.

Oui, je suis tout affligée de la ridicule scène que Mlle do Valence donne présentement.

M. DE NEMOURS

Quoi! cette grande dévotion! Peut-elle mieux faire!

MADAME DE MANDON.

Elle a entrepris au-dessus de ses forces, et la voilà dégoûtée, changeant de conduite, vêtue d'incarnat, et déchaînée pour tous les divertissements.

M. DE NEMOURS

Sa piété n'a guère duré.

MADAME DE MANDON.

Elle ne pouvait pas durer, n'ayant d'autre conseil que le sien, et ayant voulu commencer par où à peine pourrait-on finir.

M. DE NEMOURS

Auriez-vous voulu qu'elle eût résisté à de si bons mouvements?

MADAME DE MANDON.

Les bons mouvements doivent être réglés ; la vraie piété n'est ni étourdie ni imprudente ; mais il fallait prendre un bon conseil, qui aurait conduit ces mouvements à une heureuse fin.

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