‹ Extraits de ses lettresChapitre 117 sur 146 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

M. DE BELLEGARDE

Vous voilà grands, mes enfants, il est temps de prendre nn parti et de voir ce que vous voulez faire.

AUGUSTE

Si vous me donnez la liberté de dire mon sentiment, je veux aller à la guerre.

ALFRED

J'ai la même intention.

M. DE BELLEGARDE

Ce sentiment est digne de votre naissance, mais je n'ai pas assez de bien pour fournir à tout ce qu'il faudra pour deux.

AUGUSTE

Je me contenterai de tout, et si je n'ai que deux chevaux, je tâcherai de m'en passer.

, ALFRED

Il est impossible de se passer d'un assez grand équipage.

M. DE BELLEGARDE

Surtout quand on est de votre humeur, car vous voudrez sans doute être bel esprit à l'armée comme ici, et porter une bibliothèque.

ALFRED

Il y a tant d'heures vides à la guerre, qu'en effet je serai bien aise de lire.

M. DE BELLEGARDE

Faites chacun un mémoire de ce que vous voudriez, et je verrai ce que je pourrai faire.

AUGUSTE

Le mien sera bientôt fait.

ALFRED

Il sera difficile que nous n'oubliions bien des choses.

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