‹ Extraits de ses lettresChapitre 40 sur 146 · C'était ie vœu d'instruction · texte numérisé non relu

C'était ie vœu d'instruction

noires^, les officières, sous qui elles sont, ne se doivent-elles pas compter parliculièrement chargées de leur éducation? Pour moi.je les vois si peu que je ne puis seule en répondre. — Il est vrai, dit Madame, qu'on ne saurait presque appeler le soin que la maîtresse générale prend des noires une éducation, car elle ne les voit guère, puisqu'elles sont dispersées dans les offices; mais ce qui doit la rassurer, c'est que, la maîtresse des bleues ne devant donner pour noires que des filles excellentes, il faut supposer qu'elles sont bien élevées, et qu'ainsi il ne reste plus qu'à leur montrer tout ce qu'elles peuvent apprendre dans les charges, et empêcher qu'elles ne perdent ces bonnes habitudes qu'elles ont dû prendre aux bleues. C'est le soin des officières sous qui elles sont, et pour cela il faut qu'elles soient fidèles à veiller sur leur conduite, à les reprendre de leurs défauts, et avertir la maîtresse générale quand elles ne se corrigent pas ou qu'elles font des fautes considérables. — Si l'on avait remarqué, dit une autre, qu'une noire qu'on a dans sa charge a de la hauteur, de la mauvaise humeur, un air affecté, seraient-ce des défauts à dire à la maîtresse générale, car ils ne regardent pas l'emploi? — En pouvez-vous douter? répondit Madame; comment l'en corrigera-t-elle si vous ne l'en avertissez, puisqu'elle ne la voit presque point? — Mais, dit une troisième, si, après qu'une Jioire est sortie de notre office, nous apprenons des fautes qu'elle y aurait faites et que nous aurions ignorées tout ce temps qu'elle aurait été avec nous, faudrait-il après cela en avertir la maîtresse générale? — Oui, dit Madame, car, en ayant paru contente en la quittant, elle la mettra dans quelque charge où elle fera les mêmes fautes sans peutêtre qu'on s'en aperçoive, parce qu'on ne se méfiera pas d'elle, et qu'on la croira une bonne fille. — Les devonsnous reprendre de leur grossièreté par rapport à nous? dit une de nos sœurs, et ne faut-il pas au contraire leur don-

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