‹ Extraits de ses œuvresChapitre 29 sur 60 · Le cardinal Wolsey, dans Henri VIII. {Id · texte numérisé non relu

Le cardinal Wolsey, dans Henri VIII. {Id

binés, dans Macbeth^ les remords et la superstition croissante avec les remords!

La sorcellerie est elle-même beaucoup plus effrayante que les dogmes religieux les plus absurdes. Ce qui est inconnu, ce qui n'est guidé par aucune volonté intelligente, porte la crainte au dernier degré. Dans un système de religion quelconque, la terreur sait toujours à quel point elle doit s'arrêter ; elle se fonde toujours du moins sur quelques motifs raisonnes : mais le chaos de la magie jette dans la tête le désordre le plus complet.

Shakspeare, dans Macbeth, admet du fatalisme ce qu'il en faut pour faire pardonner au criminel * ; mais il ne se dispense pas, par ce fatalisme, de la gradation philosophique des sentiments de Tàme. Cette pièce serait encore plus admirable, si ses grands effets étaient produits sans le secours du merveilleux', mais ce merveilleux n'est, pour ainsi dire, que les fantômes de l'imagination, qu'on fait apparaître aux regards du spectateur. Ce ne sont point des personnages mythologiques, apportant leurs volontés supposées ou leur froide nature au milieu des intérêts des hommes; c'est le merveilleux des rêves, lorsque les passions sont fortement agitées. Il y a toujours quelque chose de philosophique dans le surnaturel employé par Shakspeare. Lorsque les sorcières annoncent à Macbeth qu'il sera roi, lorsqu'elles reviennent lui répéter cette prédiction au moment où il hésite à suivre les sanglants conseils de sa femme, qui ne voit que c'est la lutte intérieure de Tambition et de la vertu, que l'auteur a voulu représenter sous ces formes effrayantes?

Il n'a point eu recours à ce moyen dans Richaj^d III. 11 nous Ta peint cependant plus criminel encore que Macbeth; mais il

1. Il semble qu'il eût éià plus juste de dire : ... Ce qu'il en faut pour atléaucr l'horreur qu'insiiiie le criminel

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