‹ Extraits de ses œuvresChapitre 54 sur 60 · V, noire Notice, p. xxxviii, n · texte numérisé non relu

V, noire Notice, p. xxxviii, n

2. Il y avait encore en ce temps-Ui des applaudissements, et même des enthousiasmes pour les vittunsités masculines de la danse. M"» de Staël restait huit jours de plus à Vienne pour voir danser Duport; il est vrai qu'elle en rougissait un peu.

3. La célèbre tragédienne avait quitté Paris, au mépris de ses engagements avec la Comédie française, pour faire son tour d'Europe, par un de ces coups de tèle dont elle était coutumière.

J'aime peu son talent de déclamation; il me semble qu'elle est apprise, et que rien ne vient ni de son esprit ni de son àme. Adieu, cher ange; le prince Tiifllakin ira clicz vous dans quinze jours. Mon Dieu! que j'envie tous ceux, qui sont là près de vous!

A la même.

Weimar, 13 juin ISOS.

Il m'en a coûté cruellement de venir ici; jugez quel souvenir m'y a saisie*; mais je croyais devoir ce sacrilice à l'admirable personne qui est souveraine de ce petit pays. Je l'ai trouvée bien malade. Son courage héroïque pendant la bataille d'Iéna a pour jamais, je le crains, abîmé sa santé ^. Ah! que tout le monde est malheureux!

J'ai été reçue dans cette Saxe d'une manière étonnante. Comme je passais à une porte, le commis de la barrière a arrêté ma voiture, et m'a dit que, depuis plusieurs années, tout ce qu'il souhaitait, c'était de me voir, et qu'il mourrait content, puisqu'il avait eu ce plaisir. Cette scène, sous diverses formes, s'est renouvelée plusieurs fois dans les auberges. Voilà ce que j'ai, chère Juliette, pour dédommagement de tout le bonheur de ma vie'.

A la ducbesse de Siaxe-'H'^eimar*

Genève, 20 février 1809.

Madame,

Je vous ai envoyé Wallenstein'', et je suis irwpatiente d'en

savoir votre avis. Mgr le duc a-t-il reçu le prince de Ligne

1. C'est à Weimar que M"" de Staël avait appris la mort de son père, en 1S04.

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