‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 132 sur 341 · Voy. Luce, Introd., p. 50- D · texte numérisé non relu

Voy. Luce, Introd., p. 50- D

9, La dernière mention de Froissart comme curé des Estinnes est du 25 juillet 1382.

3. Froissart prend ce titre pour la première fois dans le Prologue de son quatrième livre (vers 1390). £

4. Gui de Blois, qui avait sé journé dans le Hainaut en 1382, alla résider à Blois en 1384.

5. Il était à Blois au printemps de 1387, quand la duchesse de Berri, son fils et sa bru vinrent y rendre visite au comte Gui (XIIT, 82). C’est cette année ou l'année suivante que.

chevauchant d'Angers à Tours, il fit {a rencontre de Guillaume d’Ancenis, qui l’instruisit des affaires de Bretagne (XII, 2 8).

6. Il avait fait aussi plusieurs excursions dans ce pays. En octobre 1386, il alla à l'Écluse

pour se rendre compte de l'importance des préparatifs diriges contre lAngleterre (XII, 23).

1. Le deuxième livre comprend le récit des évér.ements de 1377 à 1585. L'histoire particuhère des troubles de Flandre, qui en forme environ la moitié, a été transcrite à part dans trois manuscrits. Buchon et Kervyn pensent que Froissart avait d’abord écrit séparément ce récit (connu sous le nom de Chroniques de Flandre) ét qu'il l’a ensuite incorporé à son second livre. Sans vouloir nous.

prononcer sur une question que nous n'avons pas appro-| foudie, nous pensons que l’hy-} pothèse inverse est au moins!

aussi vraisemblable : les Chroniques de Flandre contiennent, notamment sur les périls courus à Gand par le comte Louis

Après cette longue période de travail à peu près sédentaire, Froissart devait sentir se réveiller son humeur voyageuse, à laquelle sa nouvelle charge, qui ne l’obligeait pas à la résidence, allait lui permettre de s’abandonner. Sa provision de matériaux était du reste épuisée; parfois même, en les utilisant, il s'était apercw de leur insuffisance : il n'avait élé, par exemple, que médiocrement informé des guerres qui avaient mis aux prises, en Gascogne, les comtes de Foix et d’Armagnac, ou, dans toute la région du sud-ouest, la France et l'Angleterre, ainsi que des ravages que les routiers y avaient longtemps exercés.

I résolut de visuer tout ce pays : il avait entendu parler du chevaleresque et brillant comte de Foix, Gaston Phæbus : il savait que ce prince, fort de la rivalité entre Anglus et Français, jouait alors au souverain indépendant, que sa cour était un {errain neutre, où se rencontraitent les plus vaillants capitaines de tous les partis : « On y veoit, en la salle et parmi les chambres, chevaliers et escuiers d'honneur aller et venir, devisans d'armes et d'amours ; toute honneur estoit eu ceste court trouvee. Nouvelles de quelque pays ne de quelque roiaulme que ce fuist en celle court on y apprendoit, car de {ousepays pour la vaillance du seigneur elles i applouvoient! »,

Froissart se fil donner pour Gaston des lettres de recommandation du com'e de Blois, et se murit de cadeaux propres à Loucher le cœur d’un prinee non moins pass’onné pour là chasse que pour la poésie : un livre de

de Male, des détails que Frois- | Rien n empêche de croire qu'il

sart n'eût pas manqué de consigner dans son histoire, s'il les eût connus au moment où il lécrivait: en outre, il ne prend le titre de chanoine de Chimai que dans le prologue des Chroniques de Flandre.

a détaché de son grand ouvrage le récit des affaires de Flandre, à lintention des lecteurs qu'elles intéressaient spécialemerrt.

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