Voy. plus loin notre neuvième Extrait, p
mn. =-08bf 4
eee NOTICE: 177 vers! et deux couples de lévriers. Arrivé à Pamiers, il fit rencontre d’un chevalier du comte de Foix, messire Espan du Leu, avec lequel il voyagea durant huit journées, qui furent toutes remplies des récits du bon chevalier, celui-ci nommant à Froissart les villes et les châteaux, lui racon faut les souvenirs de guerre qui s’y rattachaient, illustrant en quelque sorte la carte du pays qu'ils parcouraient, lui donnant un avant-goût de la richesse des documents qu'il allait trouver à Orthez. Les deux compagnons arrivèrent dans cette ville le 25 novembre 1388, et Froissart n'y resta pas moins de « douze semaines, trés bien administré et de toutes choses delivré » (XI, 131). I fut ébloui de l'éclat de cette cour, dont Ie faste était rehaussé par une savante mise en scène, et charmé de laccueil du comte, qui sut flatter en lui l'historien autant que le poète?. Il ne quitta Orthez qu'à regret (fév. 1589), se promettant d'y revenir, pour accompagner les sires de Rivière et de la Trémoille qui allaient conduire la Jeune nièce de Gaston, Jeanne de Boulogne, au duc de Berri, son fiancé. Pour rentrer en France, Froissart prit, comme toujours, le chemin des écoliers : il accompagna la jeune princesse à Avignon (où il eut la douleur de perdre sa
bourse5 et où il paya cent florins lexpectative d'un second canonicat dont il ne devait jamais jouir), et il la suivit
à Riom, où il assista aux fêtes de son mariage (6 juin);
là, il quitta le cortège ducal, et revint seul à Paris, où il trouva le sire de Couci qui l’emmena dans son château dé Crévecœur, de sorte que ce n’est qu'au mois de juillet qu'il alla rejoindre Gui de Blois dans sa résidence de
1. Ce livre était le poème | 3. Son Dit du Florin, une de Méliador, que M: Longnon | des plus agréables de ses poévient de retrouver à peu prés | sies, où il raconte cette mésaen entier, et de publier pour | venture, est à rapprocher de la la Société des anciens textes | Ballade de Villon à Monseifrancais. gneur de Bourbon, et de