À teneur et dessus, ayec un ténor et un AA
LES NOCES DE CHARLES LE TÉMÉRAIRE. 457 sçävent assez louer, a ce que soyez mieulx instrüiete de léurs nobles meurs et condictions, 1l1z vous font. present de ceste belle bergiere, habillee et embastotinee de vertueulx habillemiens et bastons a ce Servatis et propices, vous suppliant que les ayez en souveñance et pour recommandez. » Et-en ee disant les dicts deux chevalliers prindrent la dicte bergiere,
et la presenterent sur la table, et ma dicte dame la receut tres humainement, ét n’est pas a oblier que Ja houlette et pannetiere servans a la bergiere “estoient tous paintz et nommez de vertuz!. Et ainsi le lyon recommença sa chanson, et retourna par ou il - estoit venu.
Le tiers et rente entremectz pour celluy jour fut ung grant dromadaire qui entra parmy la salle,
… faict auprès le vif par telle artifice qu'il sembloit
* mieulx vif que aultrement; et estoit harnaché en la maniere sarasinoise, à grandes campannes dorees, moult riches, et sur son doz avoit deux grans paniers,
et entre iceulx paniers assis ung homme, habillé d’estrange façon ; et quant il entra en la salle, le dit. … dromadaire remua la teste, et tenoit une contenance saulvaige; et celluy qui estoit dessus ouvrit les + paniers,.et en tiroit oiseaulx estrangement paintz, + comme s'ilz venissent d'Ynde, et les gectoit parmy
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| 4. Paints et nommez de ver- | le Parement des Dames, où … tu. « Portaient des peintures | chaque pièce du costume fé- … allégoriques de vertus, accom-| minin est interprétée comme — pagnées de leurs noms.» Il est | le symbole d’une vertu, n’était à croire qu'Ulivier dela Marche, | pas étranger à ces allégories … qui a composé tout un poème, | qu'ilrappelle complaisamment,
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la salle et par dessus les tables; et en tenant ceste contenance, a sons de trompettes et de clairons fist le dromadaire son tour par devant les tables, et
retourna par ou il estoit venu; et plus n'en fut faict .
pour celluy jour et ne firent pas après soupper
longues danses; car avant que les tables fussent :
ostees, il-sonna trois heures après mynuyt.
(Liv. Il, chap. iv. Éd. Baune et d’Arbaumont,
t. IT, p. 153 ss.)