‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 50 sur 341 · Frois, frais. tion tormée par analogie avece · texte numérisé non relu

Frois, frais. tion tormée par analogie avece

2. Chevaus, au datif. toute nuit (voy. le Gloss. des 0, Toule jour est une locu- | Extraits de Raland),

RE. ss Ee

Ainsi $ bn te cil de l'ost à Andrenoplé | :

come vous avez oi. Lors prirent conseil en la cité de Rodestoc, et dirent qu'il avoient plus granit peeur

-de Coustantinoble que d’'eus Meïsmes!. Si prirent bons messages, et les envoiérent par mer, ét par jour. et par nuit, ét manderent a ceus dé la vile qu'il ne s'esmaiassent mie, qu'il éstoient eschampé, et qu'ik repaireroient a eus au plus tost qu'il poutroient.

Sept mille Croisés qui, malgré les prières lés plus in= stantes du légat et de Conon de Béthune, avaient quitté Cotistanlitiople sur cinq vaisseaux, abordent à Rodestoc au inomént même où V arrivaient les debtis de l’armée ; ils résistent aux supplicatioïs de Villéhiardouin et reprennent la mer, L'armée en retraite est rejointe par plusieurs petits corps qui avaient appris sa détresse et venaient à son secours. Henri, frère de l'Empereur, quitte sus domaines d'Asie Mineure avec une troupe d'Armémiens (qui devaient êlré peu après taillés en pièces) ét vient la renforcer ; il regägnée avec elle Gonstaritinople: il est nommé régent de l'empire. Les possessions des Croisés sont réduites à trois villes. Ils envoient demander du secours aù paje et au roi de France. Mort du doge ($ 376-589).

Le régent reprend aux Grecs Tsurulo, Arcadioplé, Bizoe et Apros ;. le massacre de la population de cette dernière . ville effraye les Grecs, qui se réfugient dans Andrinople et Didymotichos {$ 590-391).

Joannis attaque les possessions de Boniface et assiège : Serr& ; il en fait massacrer la garnison, à qui il avait pro- | mis d’abord la vie sauve (S 512- 594).

He Le régent assiège en vain Andrinople et ravage le pays “aux environs de Didymotichos ($ 395-397), ë

4, D'eus métstnes, Dé = pour

Renier- de Dit, menacé par Joannis, quitte "Philippos poli; Joannis prend la ville, dont il fait écorcher vifs, brûler ou égorger les habitants: Renier de Trit est én= irimé dans Stenimakon (juin 1205) ($ 398-401).

Sur le conseil de ses barons, le régent garnit quelques places et, entre autres, Rhuzion, Bizoë et Arcadiople, Thierri de Tenrémonde, chef de la garnison de Rhuzion, est surpris dans une sortie par une troupe de 7000 Com mains ; sur cent vingt chevaliers, dix à peine échappent - au désastre (31 janvier 1206); le reste de la garnison s'enfuit à Rodestoc ($ 402-410).

Le régént garnit de nouveau quelques places. Joannis envahit Tempiré avec une arméé considérable; il sem: pare d’un grand nombre de villes, massacrant sans pitié les habitants, Grecs et Latins, au mépris des conventions. Cest ainsi qu'il ruine Arcadiople, Rodestoë, dont la garuison, prise de panique, n'avait même pas attendu son altaque, Panidos, Tzurulo, etc. ; ses maraudeurs se montrent aux portes de Constantinople; à cinq Journées au tour dé la capitale, il ne reste aux Français que Bizoe et Selymbria {S 411-421).

Les Grecs, terrifiés pur la cruauté de Joannis, se réconcilient avec les Croisés; il ést convenu entre eux que Ÿ Théodore Branas! recevra en fief Andrinople et Didymoz tichos et qu'il en fera hommage au régent. Joannis se présénte devant Andrinople, mais les habitants lui en ferment les portés; il se retourue eontre Didymotichos qu'il assiège ; les habitants implorent le secours des Croisés ; ceux-ci, après une Jongue hésitation, se décident à les secourir ; bien que leur ärmée né compte que quatre cents chevaliers? et qu’ils n'aient qu'une très

1. Il épousa Agnès, sœur dej 2. Auxquels il faut ajouter. Philippe Auguste, veuve des | évite nment, comme toujours, deux empereurs Alexis le Jeune | un assez grand nombre de

et Andronic Comnène, | sens de pied,

* CONQUÊTES DE JOHANMS. 17 …

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médiocre confiance dans la loyauté de leurs nouveaux alliés, ils se portent à la rencontre de Joannis, qui avait avec lui plus de 40000 hommes. À leur approche, Joannis lève le siège de Didymotichos. Joie des habitants. Les Croisés poursuivent Joannis pendant cinq jours ; tandis que le régent se loge à Moniac, une troupe dont faisaient partie Villehardouin et Conon de Béthune va délivrer Renier de Trit, enfermé dans Stenimakon depuis treize mois (S 422-440).

Henri est couronné empereur (20 août 1206). Joannis ruine Didymotichos et fait un grand nombre de prisonniers. L'empereur se met à sa poursuite, l’atteint aux environs d'Andrinople et lui enlève 20 000 prisonniers et 3 000 chariots chargés de butin (S 441-449).

Boniface offre sa fille en nfariage à l’empereur, qui accepte cette proposition. Celui-ci fait une incursion hardie sur les terres de Joannis et s’avance jusqu'à Thermes et Anchialos. L'hiver venu, il rentre à Constantinople avec ses barons {$ 450-452).

La guerre recommence en Asie Mineure avec Théodore Lascaris ($ 453-455).

Mariage de l'empereur (4 février 1207) ($ 456-458).

Théodore Lascaris s'allie à Joannis, et la guerre recommence sur deux points à la fois. Tandis que Joannis assiège Andrinople, défendue seulement par des Grecs et dix chevaliers français, et que l’empereur est obligé de dégarnir l'Asie Mineure pour lui faire face, Lascaris vient assiéger par terre et par mer le château de Chivetot, que Théodore de Sains n'avait pu achever de fortifier (mars 1207) ($ 459-463).

* SIÈGE DU CALVEiOT.

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