Voy. notamment notre premier Extrait, p
2. Les $ 1-6 et 18 sont oc- Cupés par la dédicace (au futur Bouis X) et l'exposé du plan.
Dans cette partie s’intercale assez bizarrement ($ 7-16) le récit des quatre circonstances où Saint Louis mit « son corps en aventure de mort pour épargner le dommage de son peuple », qui avaient déjà été relatées ailleurs. Mais Joinville fénait à démontrer que Saint Bouis aurait mérité le titreñe
martyr plutôt que celui de confesseur (cf. plus haut, p.96).
Cette idée lui tenait tellement au cœur qu'il avait fait exécuter, en tête du manuscrit des- {iné au roi de Navarre, quatre vignettes représentant ces circonstances, vignettes auxquelles les chapitres en question servaient, pour ainsi dire, de commentaire.
3. Grâce à une allusion très précise ($ 555) la date a pu être fixée avec certitude à 1272 (Hast. litt., p. 429).
400 EXTRAITS DE JOINVILLE. ME, Pr Ur
ses amis les plus infimes, des mémoires personnels su sun expédition en ferre-Sainte; or, comme Je roi À apparaissait sans cesse à côté de lui, il jugea tout simple de les insérer tels quels dans le livre qu'il fut appelé à écrire en 1505 : c'est ce qui explique, et la longueur de cet épisode, et la place prépondérante qu'y tient narrateur. |
les plus notables du foi, avant et après la croisade. Le premières années du règne de Saint Louis ayant ét assez agitées, Joinville est amené plusieurs fois, dans k première série ($ 68-109), à toucher à l’histoire DÉHE rale : c’est dans cette partie qu'il est le plus inexact| car il n'avait pas assisté à la plupart de ces événements e il était trop jeune alors pour en bien saisir la portée ll se montre au contraire fort bien-informé dans les cha pitres (867-765) relatifs aux années (4254-67), pendan lesquelles il avait véeu avec Louis K en relations for, étroites!. Ces années ayant été peu fécondes en grand: événements, Joinville est amené à rapporter plutôt. le] paroles que les faits du bon roi, et ilen résulte qu cette derniére pañtie du second livré resserible fort a premier ?. | "|
Le caractère tout différent des deux oüvräges ain!
4. I est vrai qu'il habitait | relatifs à la réforme généra alors son chätesw de Joinville. | du royaume: à celle de la Pr mais il était depuis 1253 | vôté de Paris, et les « Ense « l'homme » du roi (cf. plus crrements » donnés par San haut, p. 92, n. +) et sa charge | Louis mourant à son fils ain de conseiller lui imposait de | fl en aemprunté le texte, not fréquents séjours à Paris. dit-il lui-même, à un cromant
9, Joinville à eu l'idée assez | c'est-à-dire à une rédaction singuliére d'insérer dans cette | la Grande Chronique de Franc seconde pañtié des documents | qui m'a été retrouvée que r
St NONCE Are
lxtaposés et Re circonstances très diverses où ils furent
Crits expliquent done à merveille > les répétitions, rerises ou inco érences Ets on à . relever dans le livre
D ere
Hi des détails pitlorestihes que soucieux ( de saisir et de en faire saisir les ensembles. Joinville n’a pas, dit
inte- -Beuve, € « Je-ton “uni » de Villehardouin?. À ‘cha- 1e pas il s'arrête pour faire un crochet à droilé ou à auche et ‘il ne reprend son chemin qüe pour s’en carter de nouveau: sans cesse il va dü présent du assé, où anticipe Sur l’ävenir : aussi faut-il une grande ditention pour ne pas broüilier les temps et bien disguer les parenthèses du corps du récit. Il passe en et d’un sujet à üh autre sahs prévenir le Tectet ur : hsi il trouve moyen de nous raconter en quelques | pages relatives à l’année 1959 des événements arrivés en 12442 cn 19485. C’est qu'à Chaque fait, à chaque nom s'était, Mur ainsi dire, accroché dans son esprit {e Souvenir d’une dirconstance qu'il ñe pêut se tenir de nous faire connaîbte : ainsi rapportant la mort du seigneur de Brancion 9711), il y mêlele récit d’un dé ses faits d'armes auquel D avait lui-même assisté ; ayant à parler de frère Ÿves 1 de Jean l’'Ermin, il se hâte de nous raconter l’histoire de la vieille femme, rencontrée par le premier, qui voulit brûler le paradis et éteindre l'enfer ($ 445) et la pi-
LS mn Er Le G TE ee, 7 PE ET LES eve NT ie ne à
Manient. Les emprunts faits à fête chronique consistent dans es S 692-729, 759-755 et 758.
y. Hist. litt:, p. 442.
WA. Causeries du Lundi, t. NI, 2 HAE de Gaza, $ 5927- 8; au $ 55948 revient, sans le rien Je fasse soupçon-
3. Prise de Bagdad par les Tartares ($ 584-7) ; il est vrai que Joinville plaeè cet événement en 1255. Notez du reste la faiblesse du lien qui rattache cet épisode au récit principal; Joinville ne place à cet endroit le récit de cet événement que
parce qu'il croit l’avoir appris …
lui-même à ce moment.
Âe
+ De AUD En
ITR EXTRAITS DE JOINVILLE. es
quante leçon qu’un vieux Sarrasin se en de donne: au second ($ 445 ss.): ayant cité par hasard le. nom di duc de Bourgogne, il ne peut taire la parole mémorable que la conduite de ce prince, plus brave que pieux, avai inspirée à Philipppe Auguste ($ 360)1.
Ces anecdotes sont presque toujours curieuses et pi quantes, mais le plus souvent elles ne sont pas autri chose; elles interrompent le récit au détriment de soi cbjet même, de sorte que l'essentiel est remplacé par l’ac cessoire ; elles sont d’un spectateur amusé plutôt que d'u témoin réfléchi, et, pour tout dire, d’un enfant plutôt qu d’un homme. Ainsi, Joinville nous décrit les fêtes di Saumur sans nous faire grâce d'une cotte de samit, mai il ne nous dit pas dans quelles dispositions d'esprit étaien| les seigneurs qui y prirent part, et, de la description d'wl festin, nous passons brusquement à la bataille de Taille bourg, dont on ne s'explique guère les causes ($ 93- 102:
C’est cette impuissance à se détacher de lui-même, à si mettre à la place de ceux à qui il s ’adresse, qui expliqu l'obscurité d'un certain nombre de ses récits; car, on n peut le nier, si la connaissance générale que nous avon| des événements rend intelligible la plus grande partie d| son livre, il plane une ombre sur sa narration dès qu’ell est relative à un fait un peu compliqué ; il reste au moin quelques phrases, quelques mots dont il est difficile des rendre compte : il en est ainsi, par esemple, des pages| qu’on trouvera plus loin, où est racontée la- bataille d Mansourah. Ce récit ne satisfait pas! : on n'arrive pas | comprendre l'importance stratégique du pont que Joim ville défendit, parce qu'il a omis de nous expliquer 1 position respective des Croisés et des Sarrasins par rap
4. Remarquez qu'il com-|249), sans que Joinville nou mence par un épisode ($ 220), | dise exactemenggromment l'a et que c’est par un épisode et | faire s’est engagée et commer une digression qu'il finit (S 245, | elles’esttérminée(V.p.128-147
F es NOTICE. —. Ne
E — port à ce ruisseau, sur le cours “duquel il oublie également de nous renseigner. Les récits de Jean Sarrazin,
Qui n’ont pas la couleur des siens, sont infiniment plus -
élairs, parce que Jean Sarrazin les fait précéder de brèves indications topographiques et qu'il expose à son rang chaque fait particulier. Joinville, au contraire, ne lètte jamais sur les choses un coup d'œil un peu étendu : il ne voit que ce qui se fait autour de lui et presque que ce qu'il fait lui- -même. Aussi ses récits ont-ils besoin d'être contrôlés par d’autres; il pourrait nous tromper, Sans le vouloir, par l'importance excessive qu'il attribue à tous les faits où il a été mêlé : ainsi il raconte très longuement ($ 254-60) un engagement qui eut lieu le ® février, dans l'intervalle des deux grandes batailles, Mais qui ne dut être qu'une simple escarmouche, car il den est question ni dans Jean Sarrazin, ni dans la lettre officielle du roi à ses sujets.
“ Joinville est donc un esprit extrêmement inférieur à Villehardouin : : il n’a pas, comme lui, la vue nette des laits, l'intelligence de leurs rapports, le sentiment de la perspective. Il ne s'interroge jamais sur leurs causes ou
bagatelles au lieu d'essayer de comprendre où on le mène ; 11 n’x pas un mot de blâme pour ces opérations, lont les moins clairvoyants devaient apercevoir l’incoaérence. Et l’on ne peut s'empêcher de se dire qu’il dut tre pour le roi, sur qui il avait tant de crédit, un assez Médiocre conseiller.
- Ces défauts, nous nous empressons de l'ajouter, n’enletent rien, non seulement au charme littéraire, mais même à l'intérêt historique de son livre. Quelques-unes le ces digressions sont même du plus haut intérêt, et inville a été parfois merveilleusement servi par cet Instinct auquel il s'abandonnait. Il a fait, sans s’en douler, œuvre d'historien philosophe en intercalant dans En récit ces précieux Pébonnements sur la géographie
leurs conséquences ; on souffre de le voir s'amuser à des :°t
108 EXTRAMS DE à Jovi.
il Hot le costume et les habitudes . Bédotins : o1 ne peut s'empêcher, en les lisant, de remarquer com bien ces soldats brillants et indisciplinés que rencontrè rent lesCroisés ressemblaient aux Kabyles d'Abd-el-Kader qui eux-mêmes ne différaient pas sensiblement des com pagnons de Jugurtha, et de s'étonner de cette parfait immutabilité des mœurs du désert. Les pages qu l-con sacre au Nil et aux Mamelouks ne sont pas moins cu rieuses : ila senti que l'Égypte, sans ces divers éléments ne serait plus l'Égypte. Ses récits, placés ainsi dans leu cadre naturel, gagnent singulièrement en intérêt € en vie. C’est surtout quand on aborde la lecture de Join ville au s sortir de celle de Villehardouin que l’on est sen sible à ce mérite ; la dédaigneuse impassibilité de celui-< en face des spectacles de la nature ou des curiosités d’un civilisation exotique fait admirablement ressortir ir l'orig palité et le charme de la manière de son. successeur
Les anecdotes qui sont inutiles à l intelligence d des fait ont aussi leur intérêt, souyent plus vif que celui ui des fait “eux- mêmes, Nous sommes en effet assez riches en | doëu ments sur cette époque pour pouvoir en reconstituer tout l’histoire extérieure; ce qui nous manque, ce sont de renseignements sur la façon de penser et de sentir d cette génération si éloignée de nous, on du moins nou ne trouvons ces renseignements que dans les œuvres téraires, où la réalité est toujours plus ou moins trans formée par l’imagination de l'auteur ou les exigences d genre qu’il traite. [ci au contraire nous sommes en fac même de la réalité non seulement a plus sincère, mai la plus variée et la plus familière : ces hommes, dont le chartes ne nous font connaître que l’existence officielle dont l'histoire n’a conservé que les’ actions mémorables dont les œuvres littéraires embellissent à plaisir ou enla dissent #iunage, nous les SaISISSONS ICI, pour ainsi dire
D ss ARE rer Ai ne
fans le déshabillé de leur vie et de leurs Eu À West plaisir d'observer sans intermédiaire et de suivre leurs simples. démarches ces âmes toutes jeunes, Xxcessives et mobiles, avec leur foi robuste et leurs tou-
‘hantes superstitions, leurs prompts enthousiasmes et
eurs brusques abattements, leurs gatetés enfantines et eurs douleurs que suffisent à calmer quelques larmes jéchées bien vite. C’est vraiment une promenade en plein fm siècle que nous font faire ces trois cents pages, les
E is riches peut-être en traits de mœurs et en détails
ar ractéristiques. qu aucun de nos historiens ait écrites.
. Elles sont d'autant plus précieuses que le personnage jui y y tient le premier rang a plus de droits à la curiosité Haurespéct de la postérité. N'est-ce pas en effet une figure lien intéressante que celle de ce roi qui, après avoir courbé on front et son esprit devant les dogmes, reprenait
üute son indépendance en face de leurs interprètes ; qui,
iscète, comprenait cependant les exigences du monde et aisait pleinement son métrer de chevalier et de souverain? 2 plus grand service que Joinville ait rendu à Louis IX bété de faire revivre l’homme à côté du roi et du saint, fui étaient bién connus. Ils sont rares, les personnages listoriques qui-eussent pu résister aux, confidences d'un lareil ami, dont le zèle touche parfois à l’indiscrétion. jaint Louis, bien loin d’y perdre, y gagne dans notre Sprit ; sans cesser de l’admirer, nous Faimons davan- 0e ; Nous avons quelque plaisir à retrouvér en luide égères faiblesses qui le rapprochent de nous; surtout bus comprenons nueux le vrai fond de cette âme évan-.
Saint Louis sentble avoir été | titude de petit garçon qu'il con- Ssez énclin à-J'emportement; | serva toujours devant sa mère. Ôyez la singulière convention { On aime à le voir se départir üe Joinville conclut avec lui | parfois de sa gravité pour met- S 500) et comparez les 8$ 405, | tre dans ses parolès une ironie 06,661.0n sourit un peu de l’at- | qui n’est pas sans finesse($65)
Out en pensant comme un saint et en vivant comme un -
VE GTA é RES S LR ATPar R ŒU bee TE AUDE R ES dr À ES e ln nee ec AN PNA
Re, Te CRETE 2 TD
106 EXTRAITS DE JOINVILLE à
gélique, qui était une profonde tendressè pour le humbles. Toutes ses vertus, d’autres les avaient louées: plusieurs même des traits que rapporte Joinville, on les retrouve ailleurs, dans Geoffroi de Beaulieu et Guillaume de Chartres par exemple; et pourtant Joinville seul à réussi à nous montrer sa physionomie, à nous faire entendre le son de sa voix. Le panégyriste le plus élo: quent nous en dirait-il autant sur son courage et surtoul nous ferait-il aussi bien sentir la pointe de témérité ju: vénile qui s’y mêlait que Joinville y réussit en quelques mots, lorsqu'il nous le montre marchant à grands pas sur le pont de son vaisseau, sautant à la mer malgré le légat, la lance sous l’aisselle et l’écu devant lui, et, arrivé sur le rivage en face des Sarrasins, demandant quelles gens cé sont là, et se disposant à leur courir sus ($ 162)? Pouvonsnous aujourd'hui nous figurer Saint Louis justicier autrement que Jomville ne l’a peint, assis au pied du chêne de Vincennes ou dans son jardin de Paris, sur un tapis qu'il avait fait étendre à terre, la foule des «menues gens) se pressant autour de lui ($ 59)? Quelles paroles pourraient mieux faire comprendre la touchante familiarité de ses manières que les quelques lignes où nous le voyons mettre la main à terre en disant à Joinville : « Sénéchal, asseyezvous ici », et insistant jusqu'à ce qu’il eût obéi, de telle sorte, dit-il, ( que ma robe touchait la sienne » (S 58)? N'est-ce pas encore ce passage que nous citerions si nous voulions faire apprécier l’exquise bonté du roi? En effet, s'il-appelait Joinville, c'était pour lui avouer que c'était à tort qu'il avait, quelques instants auparavant, défendu contre lui maitre Robert de Sorbon, fort maltraité par le sénéchal : € mais je le vis si ébahi qu'il avait bien besoin que je vinsse à son secours »!. En somme, quelles que
1. Voyez dans n6$. Extraits | ville qu'il ne lui en veut pas de là scène charmante où, vou- | sa franchise, il vient le surlant faire comprendre à Join: | prendre par derrière au mo-
NOTICE. ne ENT
soient les imperfections de Joimville comme historien, il manquerait quelque chose à l’histoire de France si son livre n'existait pas.
. Mais l'intérêt du sujet ne suffirait pas, à défarx de mérite littéraire, à expliquer la popularité dont 1 jouit depuis trois siécles et demi. Ce mérite, on peut le définir d'un mot : Joinville est peintre. Ge qui nuisait à l'historien à servi l'écrivain. Nous avons reproché à oinville de voir le détail plutôt que l’ensemble ; mais ce détail, il le voit admirablement et lui donne un relief merveilleux. Comme la plupart des grands artistes, il a une vue per- £cante qui a tout noté et tout retenu. Nous avons dit avec quelle précision 1l décrivait, à quatre-vingts ans, les fêtes de Saumur, auxquelles 1l avait assisté soixante-six ans auparavant; 11 se souvenait encore du «chapeau de coton » qui seyait mal au roi parce que celui-ci était trop jeune. En dictant son livre, il avait encore dans les yeux tous les détails du débarquement devant Damiette, la galère du comte de Jaffa, celle de toutes qui « le plus noblement aborda », qui était peinte « à écussons de ses armes, lesquelles armes sont d'or avec une croix de gueules pattée » (S 198). Il voit encore ce Sarrasin frappé par son prêtre, et qui s'enfuyait « trainant la lance » ($ 260), et cette tour du soudan que les émirs incendièrent et qui, étant toute en planches de sapin, « faisait un feu beau et droit » (K 992). Les détails 1 place; il peut décrire non seulement les bannières de ses “compagnons d'armes, mais aussi celle de Fakr-Eddin qu'il ne vit sans doute qu'une fois ($ 198) ; il se rappelle non seulement les braies de toile écrue du Sarrasin qui Je sauva, mais la « cotte vermeille à deux raies jaunes » dont était vêtu le valet qui vint, à Acre, lui offrir ses serk
ment où il était appuyé à une | d'enfants, lui met la rain tu: fenêtre et, comme dans un jeu les yeux (p. 196),
des
vices ($ 408). Comme tous les grands observateurs, à à
Yune imagination prompte et précise qui lui fournit de
vivantes comparaisons, le plus souvent charmantes dans leur grâce familière : une flotte qui appareille lui fait paraître la mer toute jonchée de toiles ($ 146); le feu
‘grégeois, quand il sillonne le ciel, le fait songer aux étoiles filantes ($ 314), et il le compare, quand il est près L s ; . « È .
d’éclater, à (un tonneaif de verjus d’où partirait une
queue de feu aussi grarde qu'une grande lance » (K 206). Mais le plus grand atirait Cu livre de Joinville, c’est
qu'il s’y est mis lui-même : il n’a pas fait seulement
comme ces peintres, à quion i'aingénieusementcomparés,
et qui laissent leur portrait dans un coin de leur tableau; c'est bien au milieu du sien qu'il s’est. placé, et sa physionomie s’y détache en pleine limière. Cela se comprend d’ailleurs parfaitement si l'on songe que la partie principale du livre est une simple réunion de souvenirs per-
Te
ee ns sounels sur la croisade; mais chez Joinville l'égotisme
RE QE ee RE PIPAUE était devenu une stone nature, el même quand il ilale dessein dé né parler que dé Saint Louis, 11 il parle de lui-
mème à tout propos.
Cette confession, étant spontanée, est naturelle-
ment exempte de tout apprôt : elle nous le montre tout
entier, avec ses qualités et ses défants. On sait après Pie ce LT APR CE PRET $ l'avoir lue qu'il était courtois#, :charitables, qu'il ne reculait jamais devant ce qu'il € croyait-êlte Son deva devoir. et qu'il se faisait “souvent un devoir de ce qui ui non! 4, On pourrait croire qu'il | il peint une scène à laquelle il avait P pris des notes au moment | n'avait cependant pas assisté même des événements; mais (ch, XXVE: D'un clerc qui tue cetie hypothèse a été rendue peu | trois sa gents du roi).
vraisemblable par la comparai-| 3.. Voy. Ampère, Mélanges
son de passages où il raconte | d'histoire liliéraire, 4, page deux et trois fois le même fait | 370. :
sans donner les mêmes détails. 4. $ 1517 gs.
2, Voyez de quelles couleurs } 5° $ 332, 409, .
ae #
PRE, 5 LP ME et EE Les La! se) \Æ =, re A he
EE Re NOTICE.