Senestre. Le côté gau- |” 4. Guivre * (wipera pou
che était en aval de la bran- | vipera, par influence germa che du Nil. Le camp chré- | nique), serpent héraldique. V: tien et le camp sarrasin se | vre se trouve également.
trouvaient des deux côtés de ÿ. Dieu. Le cas régime re cette branche, à une demi-| présente iei le génitif (voy. Ro lieue de l'endroit où elle se | land,Observ., $ 105). Cet usage détache de celle de Damiette. | est particulièrement fréquen:
C'est ainsi que les Croisés | devant les mats Dieu et le ro
qui voulaient passer le gué | par la persistance d’une tra: avaient laval à main gauche: | dition plus äntienne. Cf. par le Joinville, en faisant remonter chief Dieu (p.140, 1. 14), par Lo
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A DATAILLE DE MANBOUAIL 2 -
onques nus de nous n'i cheï; et maintenant que’ :s fumes passé li Turc s’en fuirent.
on avoit ordené que li Temples! feroit Favantde et li cuens d'Artois avroit la seconde bataille ès le Temple. Or avint ainsi que si tost come fi ns d'Artois eut passé le flun, 11? et toute sa gent erirent aus Turs qui s’en fuioient devant eus. Li nples li manda qu'il leur* faisoit grant vilenie, int il devoit aler après eus et il aloit devant, et li joient qu'il les laissast aler devant, aussi come il it esté acordé avec le roi. Or avint ainsi que li cuens rtois ne leur osa respondre pour mon seigneur arcaût deu Merle qui le tenoit par le frein, et cis ureaus deu Merle, qui mout estoit bons chevaliers, uoit chose que li Templier deïssent au conte, pour qu'il estoit sours, et escrioit: « Or. a eus! or a ‘! » Quant li Templier virent ce, il se penserent ilseroient honi s'il laissoient le conte d'Artois aler vant eus, si ferirent des esperons qui plus plus et i mieus mieus, et chacierent les Turs qui s'en
fe Dieu (p.145,1.12),etc.Ce-| 2. Il se comporte comme dänt, même avec ces mots, | je. Cf. p 115, n. 5
trouve quelquefois le génitif | 3. Leur, et plus loin, eus riné par de: eu. non de | les,se rapportent à {2 Templier, u (p. 111, 1. 1}, la loiauté | qui est dans la pensée de l'au- | rot (p. 124, 1. 7), etc. | teur: /i Temples ne pourrait . Li Temples, l'ordre du |se construire comme la gent iple, dont le grand maitre | (p 122, n. 4).
t Guillaume de Sonnac, qui | 4. Mieus. Notre locution à tué quelques jours après | qui mieux mieux est un comj. Joinville, $ 260, 270). 1 posé maladroit des deux loeu-
ppraits Ces chroniqueurs français, | S 6
130 ° EXTRAITS DE 2 JOINVILLE. es
fuioient devant eus tout par mi la vile LE 7 To | jusques aus chans par devers Babiloine‘. Quant cuidierent retourner ariere, li Turc leur lanciert trés et mairrien? par mi les rues, qui eston estroites. La fu mors li cuens d'Artois, li sires de Cot que l'on apeloit Raoul’, et tant des autres chevalie qu'il furent esmé* a trois cens. Li Temples, aù come li maistres le me dist depuis, i perdi quator
vins omes armés et tous a cheval.
tions à qui mieux et qui mieux mieux (Cf. p. 57, n. 1). selon
Sarrazin, dont le récit, un peu
différent de celui-ci, est imprimé plus loin, les Templiers n'auraient pas disputé le premier rang au frère du roi.
mais lui auraient fait observer combien sa conduite était imprudente, et c'est seulement quand ils auraient été accusés de lâcheté qu'ils se seraient joints à l'avant-garde, bien qu'ils vissent clairement qu'ils couraient à la mort. Il ressortévidemment de ces deux récits que l’indiscipline seule du comte d'Artois, trés atténuée par Joinville, causa le désastre partiel de cette journée. C’est une indiscipline pareille, stimulée par un aveugle point d'honneur, qui avait déjà failli perdre les Croisés devant Constantinople (voy.
plus haut, p. 59; n. 4) et qui perdit réellement Baudouin
à Andrinople (p.66 ss:). €’ enfin à la même cause, on sait, qu'il faut attribuer lesn morables défaites de la guei de Cent Ans.
1. Devers Babiloine. Bal lone d'Égypte était le nom qu’ moyen âge on donnait comm némnent au Caire; cependa les auteurs tout à fait préc en font deux localités et ser blent entendre par B:bylo un faubourg du Caire.
2. Trés et mairrien, d poutres ({rabes) et des bois construction (materiamen)
3. Raoul. Raoul IT de Cou comte de 1242 ou 1943 à 195 4. Esmé. Esmer, estime évaluer (æsfimare). Esme (vo p. 151, 1. 19) en est tiré et & gnifie estimation.