II. - MENCIUS
Mencius ou Meng-Tseu naquit vers la fin du iv» siècle avant Jésus- Christ dans la ville de Tséoû. et mourut vers 314. Il fut disciple de Tseu- Se, petit-fils de Confucius. Son principal ouvra;?e est un traité de morale qui porte son nom, le Meng-tseu. Ce traité a été traduit en latin par le P. Noël (Prague, 1711), et par M. Stanislas Julien (1824-29) ; en français, parM, Pauthier (I8il, in-l2).
KjSk Justice et la cbarlté*
La doctrine de notre maitre consiste uniquement à avoir la droiture du cœur et à aimer son prochain comme soi-même. Agir envers les autres comme nous voudrions qu'ils agissent envers nous-mêmes, voilà la doctrine de l'humanité. La règle de la vie est la réciprocité (3).
Devoirs du souverain*
Le mandat du ciel qui donne la souveraineté à un homme ne la lui confère pas pour toujours. En pratiquant le mal ou Tinjustice on la perd (4).
Obtiens raffection du peuple, et tu obtiendras l'empire ; perds l'affection du peuple, et tu perdras l'empire.
Le gouvernement est ce qui est juste et droit.... Le prince qui est vertueux possède le cœur de ses sujets ; s'il possède le cœur, il possède le territoire. Le principe rationnel et moral est la base fondamentale, les richesses n'en sont que l'accessoire (5).
l. Lmyu, XII, 22.