IV. — La louange
est plutôt par l'estime de nos propres sentiments que nous gérons les bonnes qualités des autres, que par Testime de leur Lte ; et nous voulons nous attirer des louanges lorsqu'il semble nous leur en donnons.
1 n'aime point à louer et on ne loue jamais personne sans rêt. La louange est une flatterie habile, cachée et délicate,
satisfait différemment celui qui la donne et celui qui la it : l'un la prend comme une récompense de son mérite, re la donne pour faire remarquer son équité et son discernet.
1 ne loue d'ordinaire que pour être loué, lu de gens sont assez sages pour préférer le blâme qui leur est I à la louange qui les trahit.
y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent. ) refus de la louange est un désir d^être loué deux fois.
désir de mériter les louanges qu'on nous donne fortifie notre a ; et celles qu'on donne à Fesprit, à la valeur et à la beauté ribuent à les augmenter.
nous ne nous flattions point nous-mêmes, la flatterie des es ne nous pourrait nuire, i nature fait le mérite, et la fortune le met en œuvre.