I^A. PHILOSOPHIE EN CHINE. MENGIUS
[abandonnés de leurs parents et de la foule]. J'ai entendu dire que Tching-Thang avait mis à mort un homme isolé, réprouvé, nommé Cheou-Sin; je n'ai pas entendu dire qu'il ait tué son prince (I). »
Le peuple*
« Le ciel voit, mais il voit par les yeux du peuple. Le ciel entend, mais il entend par les oreilles de mon peuple (2). »
Le peuple est ce qu'il y a de plus noble dans le monde ; les esprits de la terre ne viennent qu'après : le prince est de la dernière importance (3).
Solidarité des bommes dans le travail*
Les uns travaillent de leur intelligence, les autres travaillent de leurs bras. Ceux qui travaillent de leur intelligence gouvernent les hommes ; ceux qui travaillent de leurs bras sont gouvernés par les hommes. Ceux qui sont gouvernés par les hommes nourrissent les hommes ; ceux qui gouvernent les hommes sont nourris par les hommes. C'est la loi universelle du monde.
Le §;rand bomine*
Le grand homme est celui qui n'a pas perdu l'innocence et la candeur de son enfance (4).
EXTRAITS DE LA GRANDE ÉTUDE PAR MENCIUS. ■• * Lie perfectionnement de sol-môme*
La loi de la grande étude, ou de la philosophie pratique, consiste à développer et à remettre en lumière le principe lumineux de la raison que nous avons reçu du ciel ; à renouveler les hommes, et à placer sa destination définitive dans la perfection, ou le souverain bien.