XII. — La naissance et la mort
Il n'y a jamais ni génération entière, ni mort parfaite à la rigueur, consistant dans la séparation de l'âme. Et ce que nous appelons générations sont des développements et des accroissements, comme ce que nous appelons morts sont des enveloppements et diminutions.
On voit même quelque chose d'approchant hors de la génération, <50mine lorsque les vers deviennent mouches «t que les chenilles deviennent papillons.
Les animaux, dont quelques-uns sont élevés au degré des plus grands animaux par le moyen de la conception, peuvent être appelés spermatiques ; mais ceux d'entre eux qui demeurent daDs leur espèce, c'est-à-dire la plupart, naissent, se multiplient et sont détruits comme les grands animaux, et il n'y a qu'un petit nombre d'élus qui passe à un plus grand théâtre.
Si l'animal ne commence jamais naturellement, il ne finit pas Daturellement non plus : et non-seulement il n'y aura point de génération, mais encore point de destruction entière ni de mort, prise à la rigueur. Et ces raisonnements faits à posteriori et tirés des expériences s'accordent parfaitement avec mes principes déduits à priori comme ci-dessus.
Ainsi on peut dire que non-seulement l'âme, miroir d'un univers indestructible, est indestructible, mais encore l'animal même, quoique sa machine périsse souvent en partie et quitte ou prenne des dépouilles organiques. Monadologie.
XIII. — Harmonie des causes efficientes et des causes finales.
Les âmes agissent selon les lois des causes finales par appétitions, fins et moyens.
[ Les corps agissent selon les lois des causes efficientes ou des iDOuvements.
Et les deux règnes, celui des causes efficientes et celui des causes finales, sont harmoniques entre eux. Monadologie,
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