‹ Extraits des grands philosophesChapitre 202 sur 331 · VII. - L'égalité · texte numérisé non relu

VII. - L'égalité

lu lieu de détruire l'égalité naturelle, le pacte fondamental bstitue au contraire une égalité morale et légitime à ce que la ture avait pu mettre d'inégalité physique entre les hommes ; pouvant être inégaux en force ou en génie, ils deviennent tous aux par convention et de droit (4). Contrat social, I, ix.

Ym. — Qae la soareraineté est inaliénable.

S'il n'y avait pas quelque point dans lequel t)us les intérêts iccordenty nulle société ne saurait exister. Or, c'est unique- 3at sur cet intérêt commun que la société doit être gouvernée. Te dis donc que la souveraineté, n'étant que l'exercice de la ^nté générale, ne peut jamais s'aliéner^ et que le souverain, i n'est qu'un être collectif, ne peut être représenté que par luitne (5) ; le pouvoir peut bien se transmettre, mais non pas la on té.

« Les individus.

• La nation.

*. Rousseau veut parler d'un contrat proprement dit.

,« « Sous les mauvais gouvernements, cette égalité n'est qu'apparente

Illusoire : elle ne sert qu*à maintenir le pauvre dans sa misère et le

^e dans son usurpation. » Note de Rousseau.

K Rousseau veut dire : La nation ne peut substituer à Swi volonté un

318 LA PHILOSOPHIE BN rBANGB AD XVHI* SIÈCLE.

Eu effet, 6'ii n'est pas impossible qu*ui]« volonté partieuliki s'accorde, sur quelque point, a?ec la volonté générale, il «k impossible au moins que cet accord soit durable et conatanl ; m la volonté particulière tead, par sa nature, aux préféieneet, et II volonté générale à l'égalité. Uest plus impossible encore qii'oi ait un garant de cet accord, quand même il devrait toujowj exister ; ce ne serait pas un eSet de Part, mais du hascffd. souverain peut bien dire : je veux actudlement ce que veil tel bommOi ou du moins ce qu'il dit vouloir ; mais U ne peut dire : ce que cet homme voudra demain, je le voudrai eni puisqu'il est absurde que la volonté se donne des chaîner povj l'avenir, et puisqu'il ne dépend d'aucune volonté de eonsoBtirl rien de contraire au bien de Tétre qui veut. Si donc le peaj promet simplement d'obéir, il se dissout par cet acte ; il perd qualité de peuple : à Tinstant qu'il y a un maître, il n'y a plus souverain, et dès lors le corps politique est détruit.

Contrat social, II, i.

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