‹ Extraits des grands philosophesChapitre 201 sur 331 · Allusion à Montesquieu · texte numérisé non relu

Allusion à Montesquieu

X Rousseau ne veut pas dire qu'il n*y ait aucun rapport entre les lois

Ihtnatttre et les lois civiles. Il vient de dire lui-même que les lois ont

ir objet d'exprimer la justice et la raison universelle. Mais, connaître la

iittorelle, ce n'est pas encore savoir comment cette loi naturelle de-

"' loi civile; et à qui il appartient dé la forniuler.

Mrltt tmmiitaHùHaièi. Là ^oiohté nationale n'a riéti à Mr mes affaires privées ou sur mes devoirs religieux.

culière... En un mot, toute fonction qui se rapporte à un cl individuel n'appartient point à la puissance législative.

Sur cette idéOi on voit à Tinstant qu'il ne faut plus demani à qui il appartient de faire des lois, puisqu'elles sont des ac de la volonté générale ; ni si le prince est au-dessus des 1< puisqu'il est membre de l'État ; ni si la loi peut être injui puisque nul n'est injuste envers lui-même (1) ; ni comment est libre et soumis aux lois, puisqu'elles ne sont que des regist de nos volontés.

On voit encore que, la loi réunissant l'universalité de la voloi et celle de l'objet, ce qu'un homme, quel qu'il puisse être, ordoo de son chef, n'est point une loi ; ce qu'ordonne même le sou^ rain sur un objet particulier n'est pas non plus une loi^ mais décret; ni un acte de souveraineté, mais de magistrature.

Les lois ne sont proprement que les conditions de Tassociati civile. Le peuple, soumis aux lois, en doit être l'auteur : il n*i partient qu'à ceux qui s'associent de régler les conditions de société. Contrat social^ II, vi.

VI. — Du gouvernement. — > Divers pouvoirs qui le constituent. --> Rapport

gouvernement à l'État.

Toute action libre a deux causes qui concourent à la produii l'une morale, savoir la volonté qui détermine l'acte; l'autre ph sique, savoir la puissance quiTexécute. Quand je marche vers' objet, il faut premièrement que j*y veuille aller, en second lie que mes pieds m'y portent. Qu'un paralytique veuille couri qu'un homme agile ne le veuille pas, tous deux resteront en plac Le corps politique a les mêmes mobiles : on y distingue i même la force et la volonté ; celle-ci sous le nom de puissûÊi législative^ Tautre sous le nom de puissance executive. Rieai s'y fait ou ne doit s'y faire sans leur concours.

Nous avons vu que la puissance législative appartient n peuple, et ne peut appartenir qu'à lui....

Qu'est-ce que le gouvernement ? Un corps intermédiaire étaU

1. Erreur féconde en conséquences fâcheuses. Un peuple qois^ peut être injuste envers la minorité; et quand il y aurait unaninut^i' peut encore être injuste envers lui-même en manquant à ses devoirs ofl^ abdiquant ses droits. Un peuple n'a-t-il pas des devoirs envers lai-io^ comme l'individu? et n*a-t-il pas aussi des devoirs envers ses dtf^ dants?

S.'J. ROUdSEAU. 3i7

*e les sujets (1) et le souverain (2), pour leur mutuelle cor- >ondance, chargé de Fexécution des lois et du maintien de la rté tant civile que politique.

es membres de ce corps s'appellent magùtrats. insi, ceux qui prétendent que l'acte par lequel un peuple se met à des chefs n'est point un contrat (3) ont grande raison, n'est absolument qu'une commission^ un emploi dans lequel, pies officiers du souverain, ih exercent en son nom le pour dont il les a faits dépositaires, et qu'il peut limiter, modifier reprendre quand il lui plaît. L'aliénation d'un tel droit, étant ompatible avec la nature du corps social, est contraire au de l'association.

'appelle donc gouvernement ou suprême administration Texer- 3 légitime de la puissance executive, et prince ou magistrat )mmeou le corps chargé de cette administration.

Contrat social^ TII, i.

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